As vidas possíveis das alianças entre os ouriços-do-mar e os seres humanos : estudo comparativo da Festa da Ouriçada na Baía de Suape (Pernambuco, Brasil) e da Fête de l'Oursinade de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône, França)

par Juana De Oliveira Santos

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de David Dumoulin et de Maristela Oliveira de Andrade.

Thèses en préparation à Paris 3 en cotutelle avec l'Universidade federal da Paraíba (Brésil) , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (laboratoire) depuis le 19-11-2014 .

  • Titre traduit

    Les vies possibles des alliances entre oursins et êtres humains : etude comparative de la Festa da Ouriçada à Baie de Suape (Pernambouc, Brésil) et de la Fête de l'Oursinade de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône, France)


  • Résumé

    La société contemporaine a tendance à expérimenter et à percevoir la relation entre culture et nature dans une perspective dualiste et paradoxale, mais un examen plus attentif révèle des nuances qui échappent à la vision du monde dichotomique, surtout lorsque l'on observe des phénomènes d'effervescence festive. Ainsi, cette recherche explore ces nuances possibles de la relation culture-nature matérialisée dans deux festivités distinctes ‒ la Fête de la Ouriçada à Suape Bay (Pernambouc-Brésil) et de la Fête de l'Oursinade de Carry-le-Rouet (Bouches-du- Rhône, France) ‒ qui présentent de grandes asymétries entre elles, mais qui sont considérées comme des expressions culturelles consacrées à la célébration du milieu marin, avec l'oursin de mer comme protagoniste. La recherche s'est appuyée sur une étude ethnographique avec une perspective comparative et une recherche bibliographique visant à analyser les festivités étudiées à travers ces concepts par une approche interdisciplinaire. Ces festivités, originaires de deux communautés différentes, sont historiquement et traditionnellement liées à la pêche artisanale et, apparemment, oscillent, à leur manière, dans le pendule dichotomique, étant tantôt facteur de préservation, tantôt facteur d’impact environnemental. En traversant les frontières physiques ou symboliques, cette étude a cherché à mettre en évidence la multiplicité du monde, les liens interculturels et interdisciplinaires dans la rencontre improbable de ces festivités dédiées à la commensalité. Cette recherche considère que les festivités sont une réponse consciente ou inconsciente à l'impulsion ‒ à la fois naturelle et sociale ‒ inhérente aux êtres humains à tisser des liens relationnels entre eux et avec le monde qui les entoure, et que pour cela l'humanité continue à créer et recréer des pratiques et des rituels comme les deux festivités étudiées. Cette recherche a conclu que l'oursin de mer, en tant qu'objet d'admiration, est constitué comme pratiquement le seul point commun des deux fêtes, cependant il est le point cardinal pour l'établissement du phénomène de sociabilité entre convives, donnant, enfin, les coordonnées pour la réalisation de la relation entre la culture et la nature. C'est d’oursin de la mer que rayonnent ‒ comme rayonnent les épines de sa peau ‒ les diverses possibilités de rencontres, ainsi que rayonnent les fils par lesquels coule la vie des Fêtes de l'Oursinade.


  • Résumé

    Contemporary society tends to experience and perceive the relationship between culture and nature from a dualistic and paradoxical perspective, but a closer look reveals nuances that escape the dichotomous worldview, especially when we observe phenomena of festive effervescence. Thus, this research investigates these possible nuances of the culture-nature relationship materialized in two distinct festivities ‒ the Sea Urchin Festivals in Suape Bay (Pernambuco, Brazil) and Carry-Le-Rouet (Bouches-Du-Rhône, France) ‒ which present great asymmetries between them, but which are considered cultural expressions devoted to the celebration of the marine environment, with the sea urchin as its protagonist. The research was based on an ethnographic study with a comparative perspective and bibliographical research aiming to explore interdisciplinary concepts and approaches observed in these studied festivities. These festivities, originating in two distinct communities, are historically and traditionally linked to artisanal fishing and oscillate, in their way, in the dichotomous pendulum of their potential and threats with nature, sometimes being a factor of preservation, sometimes of environmental impact. By crossing physical or symbolic borders, this study sought to highlight the multiplicity of the world, the intercultural and interdisciplinary connections in the unlikely encounter of these festivities dedicated to commensality. This research considers that festivities are a conscious or unconscious response to the impulse ‒ both natural and social ‒ inherent to human beings to forge relational ties between themselves and with the world around them, and to this end, humanity continues to create and recreating practices and rituals like the two studied festivities. This research concluded that the sea urchin, as an object of admiration, is constituted as practically the only common point between these two festivals, however, it is the cardinal point to establish the phenomenon of sociability among commensals, and, finally, showing the coordinates for the realization of the relationship between culture and nature. It is from the sea urchin that radiates - as radiates the thorns of its skin - the various possibilities of encounters, as well as radiates the threads through which the lives of the Sea Urchin Festivals flow.