L’historiographie du Mouvement moderne en architecture (1968-1982) Analyse des relectures de l’histoire dans le contexte du Postmodernisme

par Pierre Farret

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Hélène Jannière.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Un phénomène de transition apparait à la fin des années 1960, nous conduisant à proposer une étude des histoires du Mouvement moderne en architecture à la lumière de trois facteurs : d’une part la dissolution du « projet moderne », ranimant les controverses quant à son contenu, ses objectifs et ses limites ; d’autre part la dénonciation de la critique engagée, qui annonce une refonte de l’histoire de l’architecture en tant que discipline ; enfin l’avènement du Postmodernisme, qui interroge sous une forme nouvelle l’implication des historiens dans les débats contemporains. Or, la pluralité des discours historiques produits dans cette conjoncture semble être le reflet de ces tensions, conduisant à des relectures divergentes de la période de la modernité architecturale. Nous proposons ainsi, à partir d’une analyse comparative des travaux de Michel Ragon, Manfredo Tafuri, Charles Jencks et Kenneth Frampton, d’étudier les nouvelles conceptions de l’histoire adoptées par les auteurs et de mesurer leurs apports dans le champs de l’historiographie. Cette étude se fonde sur un examen du matériel contenu dans ces récits, des méthodes de sélection et d’interprétation des œuvres employées par les historiens, et enfin des procédés de mise en scène de l’espace du livre à travers la forme imprimée des ouvrages. L’enjeu est alors d’étudier la frontière entre la critique et l’histoire, et de mettre en lumière les processus de fabrication de l’histoire de l’architecture et les divers usages qui en découlent.


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