Devenir « un » public : de l'expérience de la relation à l'élaboration des mondes en commun. Contributions au développement de politiques culturelles au Chili.

par María Silva

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Pierre Le Quéau.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de Sciences de l'homme, du Politique et du Territoire , en partenariat avec Pacte, Laboratoire des sciences sociales (laboratoire) depuis le 10-12-2014 .


  • Résumé

    L'objet de cette thèse est de comprendre qu'est que pourrait signifier être public de quelque chose ou devenir membre actif d'un public, ainsi que ses implications, conditionnements et conséquences éthiques, culturelles, sociales et politiques, dans le cadre du processus de développement culturel que se vit au Chili . Avec cette étude l'on cherche à comprendre la singularité du système institutionnel de la culture au Chili en relation aux facteurs et variables qui ont déterminé les formes de configurations entre les différents acteurs qui lui constituent et quelles ont été ses incidences dans l'état actuel du processus de démocratisation et démocratie culturelle. A partir de là, on portera le regard sur la façon en que les politiques culturelles ont abordé la participation des citoyens ainsi que les rôles, les positions et la place que elles leurs ont donné dans la construction de ces processus. Cela nous amènera à nous interroger sur qu'est-ce que signifie aujourd'hui se poser la question pour les publics de la culture, dès quelques perspectives aborder ses problématiques et quelle est le rôle qui peut jour la médiation culturelle, dans sa dimension politique et sociale, en face des enjeux pour les années prochaines. Des défis qui visent à repenser les manières de construire les politiques culturelles, surtout au niveau local dans un pays encore très centralisé, en considérant la possibilité de reconnaître et de mettre en valeur des autres formes d'articulation, de coopération et de convergence entre les mondes de la culture, les mondes de l'art et le monde de l'action politique. …………………………………………………… Ce travail de recherche s'articule en trois ensembles. Le premier bloc est constitué par la partie introductoire composée par trois chapitres : un dédié à la construction de l'objet d'étude ; un deuxième dédié au cadre théorique, et le dernier dédié au cadre méthodologique. La première partie est consacrée, dans un premier moment, à décrire et analyser des éléments de l'histoire politique et culturelle du Chili du XXème siècle jusqu'à l'année 2003, au moment de la création du Conseil Nationale de la Culture et des Arts, afin de comprendre quelques unes de variables explicatives de notre thèse. Comme introduction, on abordera la question de l'identité culturelle au Chili et la thèse de l'imaginaire bipolaire de transformation de la société qui ont déterminé les principales caractéristiques de l'imaginaire culturel du Chili au XXe siècle. Après, se analysera le rôle de l'Etat et des universités comme principaux agents d'organisation de la culture (1930 – 1973) et, postérieurement, on présentera les principales conséquences des actions de la dictature militaire (1973 – 1989) et des gouvernements démocratique qui lui succédant (1990 – 2003) dans la reconfiguration du secteur culturel. La construction de ce parcours a pour but de comprendre les facteurs et variables qui ont déterminé le modèle institutionnel actuel. Le deuxième chapitre de cette partie est dédie à analyser comment a été abordée la question des publics dans le nouveau cadre institutionnel de la culture à partir du 2003 jusqu'au présente. Un premier sous bloc est dédié aux politiques culturelles, les discours derrière sa formulation, les façons d'aborder les axes de participation, accès et diffusion de la culture pendant ces 10 dernières années et leurs méthodes d'évaluation. On analysera aussi les résultats des tris enquêtes nationales de participation culturelle (2004, 2009 et 2012) qui montrent que les indices de démocratisation et démocratie culturelle du Chili sont encore plus bas, malgré toutes les programmes qui on été mis en place pour favoriser l'accès à la culture. Cette analyse sera accompagnée d'un questionnement sur la manière en que ils sont construits les enquêtes et la façon en que elles sont abordées le concept de consommation culturelle. On examinera aussi le système de financement de la culture et son influence dans l'articulation des acteurs ainsi que dans les manières d'aborder les problématiques des publics. Postérieurement, on fera le point sur les politiques et programmes d'éducation artistique y culturelle, formelle et non formelle, en prenant en compte l'articulation entre l'école et les institutions culturelles. Par rapport aux équipements culturels, on se intéressera aussi aux visions et discours des responsables des institutions et des médiateurs sur ses publics, à la structure organisationnel et aux moyens mises à disposition pour le travail avec les publics, aux dispositifs des médiations culturelles et à l'implication des artistes dans ces activités et, finalement, au profil et à l'expertise des acteurs chargés des publics. Ce dernier point nous amènera à interroger le rôle des universités dans la formation de professionnelles ainsi que l'état de la réflexion théorique et la recherche sur ces problématiques. Enfin, un dernier sous ensemble est dédié à analyser les discours et les diagnostiques qui ont apparus pendant la campagne des élections présidentielles du 2013, le programme proposé para Michelle Bachelet –qui a été élue - et les actions qui on été mises en place pendant sa premier année de mandat (2014). La deuxième partie st consacrée à l'analyse de la question des publics au terrain des institutions culturelles. Nous avons proposé une typologie des institutions culturelles. A partir de cela, on a choisi trois cas d'étude pour un analyse en approfondie, a partir de trois stade d'analyse: un premier relevant d'une dimension politique, social et culturelle sur la question des publics ; un deuxième lié au formes d'action; et en troisième lié au sens de l'action.

  • Titre traduit

    Devenir « un » public : de l'expérience de la relation à l'élaboration des mondes en commun. Contributions au développement de politiques culturelles au Chili.


  • Résumé

    L'objet de cette thèse est de comprendre qu'est que pourrait signifier être public de quelque chose ou devenir membre actif d'un public, ainsi que ses implications, conditionnements et conséquences éthiques, culturelles, sociales et politiques, dans le cadre du processus de développement culturel que se vit au Chili . Avec cette étude l'on cherche à comprendre la singularité du système institutionnel de la culture au Chili en relation aux facteurs et variables qui ont déterminé les formes de configurations entre les différents acteurs qui lui constituent et quelles ont été ses incidences dans l'état actuel du processus de démocratisation et démocratie culturelle. A partir de là, on portera le regard sur la façon en que les politiques culturelles ont abordé la participation des citoyens ainsi que les rôles, les positions et la place que elles leurs ont donné dans la construction de ces processus. Cela nous amènera à nous interroger sur qu'est-ce que signifie aujourd'hui se poser la question pour les publics de la culture, dès quelques perspectives aborder ses problématiques et quelle est le rôle qui peut jour la médiation culturelle, dans sa dimension politique et sociale, en face des enjeux pour les années prochaines. Des défis qui visent à repenser les manières de construire les politiques culturelles, surtout au niveau local dans un pays encore très centralisé, en considérant la possibilité de reconnaître et de mettre en valeur des autres formes d'articulation, de coopération et de convergence entre les mondes de la culture, les mondes de l'art et le monde de l'action politique. …………………………………………………… Ce travail de recherche s'articule en trois ensembles. Le premier bloc est constitué par la partie introductoire composée par trois chapitres : un dédié à la construction de l'objet d'étude ; un deuxième dédié au cadre théorique, et le dernier dédié au cadre méthodologique. La première partie est consacrée, dans un premier moment, à décrire et analyser des éléments de l'histoire politique et culturelle du Chili du XXème siècle jusqu'à l'année 2003, au moment de la création du Conseil Nationale de la Culture et des Arts, afin de comprendre quelques unes de variables explicatives de notre thèse. Comme introduction, on abordera la question de l'identité culturelle au Chili et la thèse de l'imaginaire bipolaire de transformation de la société qui ont déterminé les principales caractéristiques de l'imaginaire culturel du Chili au XXe siècle. Après, se analysera le rôle de l'Etat et des universités comme principaux agents d'organisation de la culture (1930 – 1973) et, postérieurement, on présentera les principales conséquences des actions de la dictature militaire (1973 – 1989) et des gouvernements démocratique qui lui succédant (1990 – 2003) dans la reconfiguration du secteur culturel. La construction de ce parcours a pour but de comprendre les facteurs et variables qui ont déterminé le modèle institutionnel actuel. Le deuxième chapitre de cette partie est dédie à analyser comment a été abordée la question des publics dans le nouveau cadre institutionnel de la culture à partir du 2003 jusqu'au présente. Un premier sous bloc est dédié aux politiques culturelles, les discours derrière sa formulation, les façons d'aborder les axes de participation, accès et diffusion de la culture pendant ces 10 dernières années et leurs méthodes d'évaluation. On analysera aussi les résultats des tris enquêtes nationales de participation culturelle (2004, 2009 et 2012) qui montrent que les indices de démocratisation et démocratie culturelle du Chili sont encore plus bas, malgré toutes les programmes qui on été mis en place pour favoriser l'accès à la culture. Cette analyse sera accompagnée d'un questionnement sur la manière en que ils sont construits les enquêtes et la façon en que elles sont abordées le concept de consommation culturelle. On examinera aussi le système de financement de la culture et son influence dans l'articulation des acteurs ainsi que dans les manières d'aborder les problématiques des publics. Postérieurement, on fera le point sur les politiques et programmes d'éducation artistique y culturelle, formelle et non formelle, en prenant en compte l'articulation entre l'école et les institutions culturelles. Par rapport aux équipements culturels, on se intéressera aussi aux visions et discours des responsables des institutions et des médiateurs sur ses publics, à la structure organisationnel et aux moyens mises à disposition pour le travail avec les publics, aux dispositifs des médiations culturelles et à l'implication des artistes dans ces activités et, finalement, au profil et à l'expertise des acteurs chargés des publics. Ce dernier point nous amènera à interroger le rôle des universités dans la formation de professionnelles ainsi que l'état de la réflexion théorique et la recherche sur ces problématiques. Enfin, un dernier sous ensemble est dédié à analyser les discours et les diagnostiques qui ont apparus pendant la campagne des élections présidentielles du 2013, le programme proposé para Michelle Bachelet –qui a été élue - et les actions qui on été mises en place pendant sa premier année de mandat (2014). La deuxième partie st consacrée à l'analyse de la question des publics au terrain des institutions culturelles. Nous avons proposé une typologie des institutions culturelles. A partir de cela, on a choisi trois cas d'étude pour un analyse en approfondie, a partir de trois stade d'analyse: un premier relevant d'une dimension politique, social et culturelle sur la question des publics ; un deuxième lié au formes d'action; et en troisième lié au sens de l'action.