Spectacles et machines au temps de Louis XIV (1644-1711), direction Guillaume Glorieux, co-direction Laura Naudeix

par Anthony Saudrais

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Guillaume Glorieux et de Laura Naudeix.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    L’ambition de ce travail est de construire un essai historique, esthétique et idéologique sur les spectacles et les machines au temps de l’absolutisme louis-quatorzien. Du ballet de cour à la comédie-ballet, du théâtre régulier à la tragédie en musique, des scènes provisoires aux théâtres parisiens, des représentations privées aux fêtes royales, des carrousels aux pompes funèbres, le spectacle constitue une donnée fondamentale sous le règne de Louis XIV. Au milieu du XVIIe s’engage en France une transformation radicale de la scène avec deux évènements majeurs dont le prologue est la représentation de Mirame, célébrant la construction du Palais-Cardinal en 1641. Pour départ chronologique, nous nous donnons la reconstruction du théâtre du Marais en 1644 qui, suite à un incendie, lui permet de se doter d’une machinerie alors novatrice pour l’époque, devenant jusqu’à sa fermeture en 1673 un des hauts lieux parisiens du théâtre à machines. D’autre part, l’établissement à Paris en 1645 de Giacomo Torelli avec l’arrivée de ses machines pour la représentation de la Finta Pazza, importe le genre spectaculaire de l’opéra italien à la cour de France. Inexorablement, les spectacles se mécanisent, à l’image de son roi-machine. La scène se transforme progressivement en un monde mécanique unifié – les changements de décors remplacent peu à peu l’ancien système à compartiments – où l’homme se pense désormais comme maître et possesseur de la nature. L’enjeu est de comprendre la polysémie et l’usage métaphorique des mots « spectacle » et « machine » dans les textes d’une époque consciente de ses progrès techniques, développant parallèlement un esprit de plus en plus critique envers les chimères de l’ancien monde féodal. Enfin, il s’agira de réfléchir sur les répercussions de ce phénomène de mécanisation dans les arts et dans les sciences en général. C’est le temps des illusions rationnelles de Versailles et de Marly, ces machines au service de la représentation du pouvoir.


  • Pas de résumé disponible.