Les forêts périurbaines au cœur des enjeux fonciers et écologiques dans une métropole en croissance : cas des aires protégées de la Mondah et d’Akanda au nord de Libreville.

par Gauthier MBA ASSOUMOU

Projet de thèse en Geographie

Sous la direction de Anne Ouallet et de Emmanuelle Hellier.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Les métropoles, dans une dynamique spatiale accélérée, engendrent des effets néfastes sur la nature, comme c’est le cas à Libreville. Cette métropole de l’Afrique centrale équatoriale s’individualise par son urbanisation accélérée, hébergeant plus de 600.000 citadins. L’absence de planification a entraîné une occupation anarchique du sol. Sur le taux de croissance annuelle de la ville de Libreville, la plupart des experts acceptent un chiffre situé entre 3% et 4%. Véritable pôle d’attraction pour les populations de l’arrière-pays et immigrées, la croissance rapide de cette ville s'est accompagnée d'une poussée urbaine incontrôlée, entraînant des dysfonctionnements multiples dans le domaine des infrastructures et équipements de base. Ces dysfonctionnements obligent la ville à se développer en zone périphérique à proximité des forêts protégées dont les activités anthropiques menacent sérieusement l’exceptionnelle biodiversité qu’elles regorgent. Rappelons que l’Etat, pour ne pas mettre en péril la biodiversité face à la croissance urbaine, avait adopté une politique au service de l’écosystème urbain avec la création d’un parc national (Akanda) au nord-est de Libreville et d’une forêt classée (la Mondah) à la périphérie nord de la ville. Ces forêts riches en biodiversité et en espèces endémiques rares constituent un patrimoine national et culturel du Gabon. Mais la gestion de ces espaces est difficile à cause de la crise urbaine à laquelle la ville est confrontée depuis plusieurs années. L’Etat tente vainement de les réorganiser, mais les impacts environnementaux sont significatifs. À cela s’ajoute la réduction significative des espaces naturels au profit de l’immobilier. En effet, Libreville s’étale en zone périphérique pour répondre à la forte demande de logement des citadins quand les aires protégées périurbaines s’hypothèquent continuellement. La dégradation du patrimoine naturel de Libreville est tellement préoccupante que les impacts de la pression démographique s’étendent aux aires protégées. Certaines populations ont infiltré ces dernières années la forêt classée de la Mondah pour y pratiquer des activités néfastes aux ressources forestières. La menace d’extinction de ces forêts de la périphérie Librevilloise est réelle ; si aucune mesure n’est prise à moyen terme, elles risquent de disparaître dans les années à venir.la dégradation de l’environnement urbain ne semblent pas prendre en compte le problème de l’étalement de la métropole.


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