Périphéries et interfaces : le cas de Sfax et son arrière-pays

par Khaoula Saadaoui

Projet de thèse en Géographie

Sous la direction de Myriam Baron et de Ali Bennasr.

Thèses en préparation à Paris Est en cotutelle avec l'Université de Sfax , dans le cadre de VTT - Ville, Transports et Territoires , en partenariat avec LAB'URBA (laboratoire) depuis le 15-11-2014 .


  • Résumé

    La révolution tunisienne dite du jasmin de l'hiver 2010-2011 a remis au premier plan les inégalités territoriales et la question des découpages régionaux en Tunisie. On mentionnera pêle-mêle l'hétérogénéité des gouvernorats observée au niveau des délégations (niveau administratif inférieur), l'évolution des périmètres de certains de ces gouvernorats ainsi que les pratiques des habitants qui semblent pour partie s'affranchir des limites de leurs gouvernorats d'appartenance. Toutes ces questions prennent une importance particulière dans le cas de Sfax – 2e ville du pays – et de son gouvernorat. En effet, cette ville se trouve en concurrence directe avec les villes du Sahel (notamment Sousse). Son gouvernorat a connu des redécoupages à l'occasion des créations de nouveaux gouvernorats (notamment Sidi Bouzid, Mahdia). C'est pourquoi l'espace d'étude retenu prend la forme d'une bande qui s'étend approximativement entre 50 et 80 km autour de la ville de Sfax. Cet espace est formé par des délégations appartenant administrativement à différents gouvernorats. Les unes appartiennent au gouvernorat de Mahdia (Mellouleche, Chebba), d'autres à ceux de Sidi Bouzid (Regueb, Mezzouna), de Gabes et de Kairouan et d'autres enfin à la périphérie du gouvernorat de Sfax, comme Skhira. Cette bande compte plus de 350 000 habitants majoritairement dans des zones rurales. Ce type d'espace peut être qualifié d'interface puisqu'il présente une bordure où on remarque plusieurs échanges avec l'espace référentiel qu'est Sfax (mobilités d'étudiants, flux économiques, déplacements quotidiens, etc.). Ces flux posent la question de l'appartenance des différents éléments de cette zone. Cette appartenance peut être saisie en tenant compte des relations plus ou moins anciennes avec la métropole sfaxienne. Dans ce travail de recherche, la question de l'appartenance est centrale. Est-ce que cet espace revendique son appartenance à Sfax ? Ou bien, au contraire, s'en affranchit-il ?

  • Titre traduit

    Periphery and point of interface , the case of Sfax and its hinterland


  • Résumé

    The so-called Tunisian Jasmine Revolution in the winter of 2010-2011 provided the leading regional inequalities and the issue of regional divisions in Tunisia. We will mention the jumble heterogeneity observed on the level of delegations in the govrnorates (low administrative level), the changing perimeters of some of these governorates and the practices of the people who appear in part to overcome the limits of the governorates to which they belong. All these issues are particularly important in the case of Sfax - the second city in the country - and its governorate. Indeed, this city is in direct competition with the cities of the Sahel (including Sousse). Its governorate experienced redistricting on the occasion of creating new governorates (including Sidi Bouzid, Mahdia). That is why the area under study takes the form of a strip which extends approximately between 50 and 80 km around the city of Sfax. This space is formed by delegations administratively belonging to different governorates. Some of them belong to the governorate of Mahdia (Mellouleche, Chebba), others to Sidi Bouzid (Regueb, Mezzouna), Gabes and Kairouan and others on the outskirts of Sfax, like Skhira. This strip has over 350 000 people mostly in rural areas. This type of space can be termed as interface as it has an edge where we see several exchanges with the repository space, that is Sfax (student mobility, economic flows, daily movements, etc.). These flows raise the question of the membership of the different elements of this area. This membership can be trated taking into consideration the more or less standing relations with the Sfax metropolis. In this research, the question of membership is central. Does this space boasts membership in Sfax? Or, on the contrary, should it enfranchise?