Les grandes plantations coloniales dans les routes du tourisme patrimonial : la deuxième vie des demeures seigneuriales goanaises et brésiliennes du XIXeme siècle

par Patricia Madeira abrunhosa

Thèse de doctorat en Etudes romanes

Sous la direction de Ernestine Carreira.

Thèses en préparation à Aix-Marseille , dans le cadre de Espaces, cultures, sociétés (355) .


  • Résumé

    Comment arrive-t-on à sauvegarder un patrimoine rural en péril ? Faut-il le laisser à l’abandon et perdre une mémoire de l’histoire nationale et locale ? Le tourisme peut-il être une solution à la préservation du patrimoine palatial privé et de la mémoire des nombreuses générations qui l’ont occupé? Cette thèse propose d’aborder plusieurs domaines, le tourisme, le patrimoine, architecture, la littérature dans le but de comprendre quel peut-être le devenir du patrimoine palatial qui est situé dans des espaces ruraux construits sur un modèle colonial. A partir de plusieurs sources d’information (interviews, observations sur le terrain, guides, journaux, vidéos, média, réseaux sociaux, etc.) et un état des lieux des maisons seigneuriales privées ouvertes au tourisme, nous avons pu essayer d’évaluer l’atout tourisme pour la préservation du patrimoine palatial privé rural ?Nous avons travaillé sur trois régions rurales lusophones (Vale do Paraíba (Brésil), Ponte de Lima (Portugal) et Goa (Inde)) où un nombre significatif, en termes quantitatifs et qualitatifs, de palais se sont construits jusqu’au XIXe siècle. Ils ont connu leurs jours de gloire, puis le temps a effacé leur importance historique dans la mémoire collective nationale. Ils sont pourtant, par leur architecture, leur production agricole, les pratiques de leurs habitants, les témoins directs de notre histoire. Ces palais connaissent de nos jours des difficultés d’entretien, voire même de survie. Il est utile de confronter les trois lieux sélectionnés: ils sont pareillement menacés de disparitions tout en cherchant des solutions très diversifiées dans leur approche d’une conversion dans le tourisme.

  • Titre traduit

    The big colonial plantations in the roads of the patrimonial tourism: the second lives of the Goan and Brazilian seigneurial houses of the XIXth century.


  • Résumé

    How can we preserve a threatened heritage? Should we neglect it and lose our memory of national and local history? Can tourism be a solution to preserve architectural private wealth? This thesis explores several fields, such as tourism, heritage, architecture and literature in order to determine what can be the future of architectural wealth in rural areas. Using various sources (interviews, field research, guides, video, media, social networks, etc.), and starting with an overview of the situation, we have arrived at the following question: can tourism be a solution to preserve architectural private wealth? Our study focuses on three Portuguese-speaking regions (Vale do Paraíba – Brazil, Ponte de Lima – Portugal and Goa - India), where many palaces were built until the 19th century. After a period of magnificence, their importance gradually faded in collective memory. They stand as witnesses of our history. Nowadays, it is more and more difficult to maintain these buildings. It is interesting to compare these three areas: their common point is the disappearance of their heritage, but they differ greatly in their tourism policies. The first part of this study describes the architectural heritage in Portuguese-speaking areas, and explains how it grew up and why it is now in danger. The second part analyses solutions offered in terms of rural tourism, and how family memory is thus preserved.