Philosophes témoins de l'histoire. Hobbes, Pascal et Spinoza critiques des textes bibliques et de l'histoire politique de leur temps

par Kevin Ladd

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Pierre Guenancia.

Thèses en préparation à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) depuis le 01-11-2003 .


  • Résumé

    Ce travail pose la question du statut de l’histoire dans l’oeuvre de trois représentants de la philosophie classique (Hobbes, Pascal et Spinoza), et s’interroge plus particulièrement sur les rapports entre histoire profane et histoire sacrée. Il s’efforce de montrer en quoi une réflexion philosophique sur le champ historique n’est pas tributaire d’une « philosophie de l’histoire ». L’originalité de la pensée classique consiste ainsi à ne pas avoir proposé de conception totalisante de l’histoire qui viendrait se substituer à la Providence. Il considère néanmoins comme problématique l’absence de théorie complète du progrès historique, hors progrès des sciences, dans le corpus considéré, et s’interroge sur ce qui serait susceptible d’en tenir lieu. Il défend alors l’idée que l’interrogation sur la dimension narrative de l’histoire sacrée comme profane, et sur la valeur du récit, nous ouvre sur la détermination d’un espace du possible et du désirable qui pourra prendre le nom de progrès.

  • Titre traduit

    Philosophers as witnesses of history. Hobbes, Pascal and Spinoza as critics of the biblical texts and of the political history of their times


  • Résumé

    This research inquires about the status of history in the works of three philosophers of the classical age (Hobbes, Pascal and Spinoza), and more specifically questions the relationships between profane and sacred history. It attempts to show to what extent philosophical inquiry in the historical field is not dependent on a « philosophy of history ». The originality of classical thought lies in the fact that it didn't put forward a totalizing conception of history as a substitute to Providence. The research nervertheless considers the lack of a complete theory of progress - apart from scientific progress - in the works dealt with, as problematic, and inquires into what might stand for one. It then advocates the idea that the questioning about the narrative aspect of sacred and profane history, as well as the value of tale opens the way to the definition of a field of the possible and the desirable that could be called progress.