Etude patho-physiologique de patients atteints de myasthénie auto-immune: qualité de vie, activité physique habituel, force et fatigue musculaire, et possibilité de participer à un entraînement individualisé à domicile.

par Simone Birnbaum

Thèse de doctorat en Pathologie et recherche clinique

Sous la direction de Pierre Portero.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Créteil ; 2015-....) , en partenariat avec Equipes d'accueil ( EA) UPEC - Henri Mondor ( CEPIA, ARCHE, EC2M3, DYNAMIC, EpiDermE, BIOTN) (laboratoire) .


  • Résumé

    Auto-immune myasthenia gravis, quality of life, physical activity, physical exercise, fatigue   Activité physique et qualité de vie dans la myasthénie auto-immune L'inactivité physique est considérée comme le 4ème facteur de risque de décès dans le monde. Aujourd'hui un défi de santé publique est d'augmenter l'activité physique (AP) des citoyens. Cependant, l'augmentation du volume et de l'intensité de l'AP peut être impossible ou déconseillée dans certaines populations. La myasthénie auto-immune (MG) est une maladie rare dans laquelle un dysfonctionnement de la jonction neuromusculaire provoque une faiblesse et une fatigue. Les symptômes peuvent entraîner une déficience fonctionnelle et une activité réduite, menant à un déconditionnement secondaire. Le présent travail a étudié les symptômes cliniques, la qualité de vie et l'activité physique dans une cohorte de sujets atteints de MG. Les données présentées ici montrent que certaines personnes mènent un mode de vie sédentaire mais d'autres participent à des activités physiques régulières et de haute intensité. La qualité de vie ne semble pas être liée aux comportements d'activité physique et n'est pas améliorée par l'ajout d'un programme d'exercice structuré. Notamment, il a été démontré que l'exercice est sans danger dans les cas de MG stabilisée. De plus, l'exercice procure d'autres avantages tels qu'une meilleure capacité de marche et une éventuelle augmentation sensible de la force. Enfin, nous révélons que même si la fatigue est un symptôme caractéristique de la MG, nous n'avons pas trouvé de fatigue musculaire supérieure à celle de témoins sains, ce qui suggère que la fatigue perçue pourrait davantage être liée à la faiblesse musculaire. En conclusion, nous recommandons qu'un programme d'exercice physique adapté et sur-mesure soit proposé aux personnes atteintes de MG afin de prévenir le déconditionnement et les comorbidités secondaires. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour définir le type et le dosage optimal de l'exercice. Myasthénie auto-immune, qualité de vie, activité physique, exercice physique, fatigue

  • Titre traduit

    Quality of life, free-living physical activity, muscle force and fatigue and tolerance of an individualised home-based physical exercise program for individuals with auto-immune myasthenia gravis.


  • Résumé

    Physical Activity and Quality of Life in Auto-Immune Myasthenia Gravis Physical inactivity is considered the 4th leading risk factor for death worldwide, linked to increased chronic disease and social isolation. Public health campaigns to encourage increased activity are rife. However, increasing physical activity levels and intensities may not be possible or advised in certain patient populations. Myasthenia gravis (MG) is a rare, auto-immune disease in which dysfunction at the neuromuscular junction causes weakness and fatigue. Symptoms can cause functional impairment and reduced activity, creating the increased burden of deconditioning in addition to primary disease symptoms. The present work investigated clinical symptoms, MG-specific health-related quality of life and activity levels in individuals with MG. Data presented here show that whilst some individuals lead a sedentary lifestyle, others participate in regular, high-intensity exercise. QoL does not seem to be related to physical activity patterns and is not improved with the addition of a structured exercise program. Exercise provides other benefits such as increased walking capacity and a possible increase in strength. Importantly, exercise has been shown to be safe in stabilized myasthenia. Finally, we reveal that whilst fatigue is a hallmark symptom in MG, formal testing demonstrated that muscle fatigue was not greater than healthy controls suggesting that perceived fatigue may be related to weakness. In light of these results we would recommend that subjects with MG are encouraged to reduce their daily sedentary behaviour and to undertake a regular exercise program to prevent deconditioning and potentially improve functional capacities. The optimal type and dosage of exercise remains to be elucidated.