Evaluation des interventions RPS dans les entreprises pour l'amélioration de la santé au travail

par Agnès Falabregues

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Christine Jeoffrion et de Abdel-Halim Boudoukha.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de ELICC - Education, Langages, Interactions, Cognition, Clinique (Nantes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    A la croisée des chemins des sciences de gestion, de l’économie, de l’ergonomie, de la sociologie, de l’histoire et bien sûr de la psychologie, les risques psychosociaux mobilisent des outils conceptuels très divers. Comment s’assurer de l’efficacité des interventions RPS, celles-ci ne faisant l’objet d’aucun consensus, ni dans la sphère publique, ni dans la communauté scientifique? Clarifier le débat entre les divers intérêts en jeu, afin de réfléchir sur leur efficacité réelle et faire des propositions de modalités d’actions valides s’avèrerait socialement utile. Les travaux scientifiques sur les RPS s’organisent autour de deux pôles : le stress/harcèlement/violences (avec une double perspective d’adaptation et de mesure) et la souffrance au travail (qui récuse d’ailleurs l’appellation RPS). L’évaluation des risques pesant sur la santé des salariés se heurte à des difficultés théoriques, pratiques et éthiques. Une de ces difficultés, qui sera étudiée dans le cadre de la thèse, est que certains intervenants en entreprises utilisent des outils théoriques de psychologie (questionnaires de Karazek sur le stress, analyses biodynamique de Dejours sur la reconnaissance...) sans les maîtriser. Ce qui impacte l'efficacité de l'intervention et décrédibilise les connaissances scientifiques sur ce domaine. Mon hypothèse est que le « marqueur » de l’efficacité d’une intervention serait, non pas la pertinence de ses "recommandations" théoriques, mais, concrètement, la reconstitution par les salariés d’un collectif vivant autour du travail et leur ressenti de plaisir au travail.


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