Apports et limites de la gouvernance polycentrique du changement climatique au travers du cas des marchés du carbone

par Roman De Rafael

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Sylvie Thoron.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de OMI - Organisations, Marchés, Institutions , en partenariat avec LIPHA - Laboratoire Interdisciplinaire d'Etude Politique HANNAH ARENDT (laboratoire) et de Largotec (OMI) (equipe de recherche) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Résumé en français Les marchés du carbone sont en pleine mutation, d'un système centralisé international "top-down" (marché des AAU et MDP / MOC dans le cadre du Protocole de Kyoto), ils se sont multipliés à tous les niveaux de décisions souvent en prenant des formes différentes. Parfois ces marchés sont règlementaires et s'inscrivent dans le cadre des politiques Etatique /nationales (Corée du Sud) ou régionale (EU-ETS) et internationales (Californie-Québec, Joint crediting mechanism Japonais) parfois ils sont volontaires et / ou axés uniquement autour d'acteurs privés (CORSIA pour l'aviation, marché volontaire par ailleurs). Cette fragmentation apparente correspond à un mode de gouvernance par ailleurs bien identifié dans la littérature de l'étude des communs : le polycentrisme. Loin de ne porter que des désavantages comme pourrait le faire penser une lecture de la "tragédie des communs", ce type de gouvernance peut porter plusieurs avantages. La thèse discute ce point en deux temps. Un premier chapitre porte sur une analyse critique de la tragédie des communs sous l'apport de la théorie des biens communs, en particulier grâce aux travaux d'E.Ostrom. Un deuxième chapitre questionne les avantages supposés du polycentrisme au regard des développements successifs des principaux marchés du carbone depuis 2007, avec un cas particulièrement poussé autour du MDP. La thèse montre principalement que le polycentrisme est particulièrement intéressant pour innover et diffuser des normes climatiques par différents canaux mais que cette forme de gouvernance gagnerait à être encore plus organisée proactivement par les agents de la diffusion des normes (World Bank, OCDE, IETA, etc.) en particulier par l'organisation d'arènes de discussions confrontant plus les acteurs étatique type ONG environnementale avec des représentants du secteur privé. La thèse montre également que le polycentrisme politique n'empêche en rien la concentration des flux financiers et que à ce niveau, seul des règles claires et transparente du marché peuvent permettre d'éviter ce type d'évolution.

  • Titre traduit

    Apports et limites de la gouvernance polycentrique du changement climatique au travers du cas des marchés du carbone


  • Résumé

    Carbon markets are changing, from a centralized "top-down" international system (Kyoto Protocol carbon market), we now find them at all levels of decisions often taking different forms. Sometimes these markets are regulatory and fall within the framework of state / national (South Korea) or regional (EU-ETS) and international (California-Quebec, Joint crediting mechanism Japanese) policies, sometimes they are voluntary and / or solely focused around private actors (eg. CORSIA for aviation, voluntary market elsewhere). This apparent fragmentation corresponds to a mode of governance that is also well identified and described in the literature of the study of the commons: polycentrism. Far from being only a disadvantage as a reading of the "tragedy of the commons" might suggest, this type of governance can bring several advantages. The thesis discusses this point in two stages. A first chapter deals with a critical analysis of the tragedy of the commons thanks to the recent contributions of the theory of the commons, in particular thanks to the work of E. Ostrom. A second chapter questions the supposed advantages of polycentrism in view of the successive developments of the main carbon markets since 2007, with a particularly strong case around the CDM. The thesis mainly shows that polycentrism is particularly interesting to innovate and diffuse climate norms by different channels but that this form of governance would benefit from being even more proactively organized by the agents of the diffusion of norms (World Bank, OECD, IETA, etc. .) in particular through the organization of arenas for discussions that confront state actors like environmental NGOs with representatives of the private sector. The thesis also shows that political polycentrism in no way prevents the concentration of financial flows and that at this level, only clear and transparent rules of the market can prevent this type of evolution.