Edition critique avec traduction et commentaire historique, littéraire et philologique des livres XLIII-XLIV de l'Histoire romaine de Cassius Dion

par Antoine Jayat

Projet de thèse en Histoire, langues, litterature anciennes

Sous la direction de Valerie Fromentin.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Institut de recherche sur l'Antiquité et le Moyen Age (equipe de recherche) depuis le 01-06-2014 .


  • Résumé

    Ce travail d'édition, de traduction et de commentaire s'insère dans un vaste projet d'édition scientifique, dans la Collection des Universités de France, de l'Histoire romaine de Cassius Dion, historien grec et sénateur romain du IIIe siècle. Il a pour but d'établir nouvellement le texte de ces livres afin de l'adapter aux normes actuelles de l'édition de textes et de prendre davantage en compte les différents témoins de la tradition indirecte, abréviateurs (Xiphilin, Zonaras), compilateurs (Extraits constantiniens) et historiens ultérieurs (Jean d'Antioche) pour lesquels nous disposons actuellement d'avancées récentes de la recherche. Cela nous conduira à nous démarquer sur plusieurs points de l'editio maior de l'Histoire romaine par le savant néerlandais U. P. Boissevain (1895-1901). Nous proposerons par ailleurs une nouvelle traduction française, dans la mesure où il n'en existe pas de moderne pour cette partie de l'œuvre, ainsi qu'un commentaire. Les livres XLIII-XLIV traitent des années 46-44 av. J.-C., c'est-à-dire de la période de la « monarchie césarienne », pendant laquelle, après sa victoire sur Pompée le Grand lors des guerres civiles, et avant son assassinat par les césaricides, Caius Iulius Caesar exerce sur Rome un pouvoir sans partage. La question de la représentation de ce pouvoir absolu est au centre de ce travail, qui tend à montrer que Cassius Dion ne blâme ni ne loue César à proprement parler, mais élabore en réalité un jugement historique extrêmement nuancé, complexe et évolutif tant sur cet exercice césarien du pouvoir que sur les autres acteurs du pouvoir et de l'histoire – Sénateurs, partisans et opposants. Ce jugement découle d'une conception personnelle et originale du pouvoir et des institutions qui est conditionnée par ses idéaux, sa double culture – grecque et latine – et la lecture des historiens qui l'ont précédé (Thucydide, Polybe, Denys d'Halicarnasse) et qui constitue des modèles littéraires et historiques qu'il suit ou par rapport auxquels il prend position.

  • Titre traduit

    Critical edition including a translation and historical, literary and philological commentary of books XLIII and XLIV of Cassius Dio's Roman History


  • Résumé

    This project of edition, translation and commentary is part of a larger project aiming at the scientific edition (Collection des Universités de France) of IIIrd century Greek historian and Roman senator Cassius Dio's Roman History. My goal is to adapt the text to current editing norms, giving renewed importance to the various witnesses of indirect tradition such as epitomators (Xiphilin, Zonaras), compilers (Constantinian Extracts) and later chroniclers (John of Antioch) on whom research has made recent progress. This will lead me to step away from the editio maior of Roman History by Dutch scholar U. P. Boissevain (1895-1901) on several occasions. I will also submit a new French translation, since no modern translation of this part of his works is available to us, and a commentary. Books XLIII and XLIV cover the years 46-44 B.C., that is to say the “Caesarian monarchy” period during which Julius Caesar ruled Rome single-handed after defeating Pompey the Great in the civil war and before he was assassinated by a group of senators. The representation of such absolute power is at the core of this thesis which tends to show that Dio neither really condemns nor celebrates Caesar, developing instead an extremely qualified, complex and evolving historical assessment of both Caesar's use of power and of the political and historical roles of others such as senators, followers and opponents. His assessment stems from a personal and original understanding of power and institutions, which itself was determined by his ideals, dual culture – Greek and Latin – and his readings of earlier historians (Thucydides, Polybius and Dionysius of Halicarnassus) which served as literary and historical models he then followed or commented upon.