Gestion des espaces forestiers provençaux et ligures au Néolithique : approche anthracologique

par Janet Battentier

Projet de thèse en Anthracologie, Néolithique, Paléoenvironnement, Archéologie

Sous la direction de Isabelle Thery-parisot.

Thèses en préparation à Côte d'Azur , dans le cadre de École doctorale Lettres, sciences humaines et sociales (Nice ; ...-2016) , en partenariat avec Université de Nice (établissement de préparation) depuis le 30-10-2012 .


  • Résumé

    Ce travail de doctorat a pour but de documenter plus finement l’histoire de la végétation ligneuse en région méditerranéenne au cours du Néolithique au sens large, en augmentant les résolutions spatiales et temporelles de notre perception du processus d’anthropisation. Dans un second temps, il s’agira de comprendre les effets des activités anthropiques sur la végétation en fonction de différents facteurs physiques (topographie, climat et microclimat, sols…), écologiques (étage de végétation, état initial de la végétation…) et humains (mode de subsistance, pratiques agropastorales, pression démographique, mobilité des groupes…) (Delhon et al., 2009). Les causes de la vulnérabilité des végétations à la dégradation anthropique ou au contraire de leur résilience devront être mieux comprises, afin de cerner les modalités et les temporalités de la rupture majeure qui s’opère au cours du Néolithique dans les dynamiques de végétation. Ainsi, la meilleure connaissance des processus qui président à la disponibilité des ressources ligneuses permettront de discuter des stratégies de gestion de ces ressources et des efforts consentis pour l’approvisionnement par les groupes humains, en fonction du contexte économique large et des activités propres à chaque site. Le choix des essences, des calibres ou des types de végétation exploités suivant les usages (combustible domestique, artisanal, fourrage…) et le type d’occupation (de longue durée, de courte durée, récurrente…) pourront alors être discutés à la lumière de l’accessibilité réelle des ressources aux abords immédiats du site, dans un territoire proche et dans un territoire plus lointain. En retour, on pourra s’interroger sur le poids respectif des facteurs socio-culturels et des facteurs naturels dans le choix d’implantation de certains sites liés à une exploitation de la ressource ligneuse. Enfin, l’élargissement du corpus de données anthracologiques et sa mise en relation systématique avec les pratiques humaines, avec une résolution chronologique et géographique la plus fine possible visera à faire des données anthracologiques des indicateurs de la pression agricole, pastorale, démographique.