Mutations des formes d'expressions dans l'espace public en Afrique : l'exemple de l'appropriation des Tic par la 'Société civile' camerounaise dans une culture du récit et de l'oralité.

par Bernadette Djeutcheu

Projet de thèse en Sciences de l'Information et de la Communication

Sous la direction de Bertrand Cabedoche.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de Langues, Littératures et Sciences Humaines , en partenariat avec GRESEC - Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication (laboratoire) depuis le 01-11-2007 .


  • Résumé

    Résumé : Les Organisations de la société civile (OSC), autrefois invisibles voire fichées par le gouvernement, ne veulent plus jouer le rôle de citoyens de seconde zone. Grâce aux TIC, elles peuvent désormais prendre la parole et s'exprimer librement dans l'espace public. Il faut dire qu'il y a près d'une trentaine d'années que le « fameux » rapport MacBride évoquait, entre autres réformes, la nécessité de démocratiser l'information. La multiplication des réseaux et canaux de communication, qui illustrent cette mutation, soulève des problématiques qui vont de la démocratie au développement, en passant par les idéaux de liberté de communication et d'association. Pourtant, les mouvements associatifs peinent à se faire une santé dans le domaine. Leur communication reste le parent pauvre dans une 'société dite de l'information'. Comme le rappelle avec force Eric Dacheux, la vie associative reste un terrain d'étude négligé. Elle n'est pas un objet de recherche « noble ». Dans cette perspective, notre intention est de contribuer, à partir du cas du Cameroun, à l'éclairage de l'un des aspects le plus absents dans les travaux de recherches en SIC : la communication de la « société civile », entendue ici comme un ensemble d'ONG et associations à but non lucratif, de mouvements syndicats et de communautés religieuse, qui relaie les valeurs et les revendications des citoyens dans l'espace public. En convoquant ainsi la 'société civile' dans le jeu des acteurs, nous voulons savoir comment elle se positionne dans l'espace public « moderne », avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC), notamment Internet. Son entrée dans la « société du tout numérique » peut-elle être un gage de l'ancrage des TIC dans les sociétés africaines ? Il est donc question pour nous d'analyser la stratégie de communication de la 'société civile'. Sa pratique et ses usages des TIC notamment l'Internet, peuvent-il contribuer à asseoir les bases d'une bonne gouvernance et promouvoir le changement social et économique au Cameroun? Au demeurant,il nous a semblé indispensable dans la perspective d'un probable changement social, de revisiter le jeu des acteurs dans les usages et la pratique des TIC dans une société du récit et de l'oralité, où la corruption est depuis quelque temps devenue le cancer du développement. Un challenge pas du tout aisé, quand on sait que l'accès à l'information via Internet, en se généralisant, exclut d'autant plus les individus qui n'y ont pas accès. Abstract : In the past, civil societies organizations (OSC), were care less by the govmment. Now a day, they didn't want to play a second rate citizens. Thanks to ICTs, they are now able to express themselves. There are about thirty years which the 'famous' MacBride report bring up among others reform, the necessity of democratizing information. Given that the multiplication of networks and channels of communication raises a numerous questions on democracy, development, and beyond, the democratic ideal of freedom of speech, association and free flow of information. Nevertheless, the communication of the associative movements remains poor in our society which since the 1990s, is entering a new era, which has at its roots the bases of a society called, “société de l'information”. In this perspective, our intention is to contribute, taking the case of Cameroon, to lighting one of the most absent aspects in researches to the SIC : 'the communication of the civil society', settled as associations and NGOs (Non- Governmental Organizations). Eric Dacheux reminds strengthly that, societies task remains an untidy domain of study. It is not an object of 'noble' research. Those explain the deficit to the weakness of the means dedicated to the data collection. So by convening the civil society in the role of the actors, we wanted to know how with Internet in particular, it can be represented in the public space. Can its entrance to the society information be a security in the promotion of the good governance and in the appropriation of the ICTs by the mass popular? The promotion of the good governance in Cameroon, by CIPCRE using Internet, laid our work. This NGO by its experiences seems to have understood that the modern communications are nothing if they are not put in the service of a big intention, to give a sense to things and to the life. By so doing, the challenge isn't easy, when we know that the access to the information via Internet, becoming widespread, will keep out individuals who will have no access. Enclosed and illiterate, Africa is one of the continents the least equipped in Trick.

  • Titre traduit

    Communication moving in the african public space : the case of ICTs Appropriation by the camerounians 'Civil society'in the story and orality culture.


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