Et si le parking devenait piéton pour se réinventer ? : vers une urbanité des non-lieux de l'automobile.

par Leonor Munch

Projet de thèse en Architecture

Sous la direction de Chris Younes.

Thèses en préparation à Paris 8 , dans le cadre de ED Pratiques et théories du sens , en partenariat avec Laboratoire sur l'architecture, la ville, l'urbanisme et l'environnement - GERPHAU (equipe de recherche) depuis le 27-11-2012 .


  • Résumé

    En seulement quelques décennies, la voiture s’est fait une place dans nos vies et dans nos villes. Les infrastructures qui lui sont destinées sont depuis longtemps devenues des composantes courantes de l’espace urbain. D’un jouet pour quelques riches privilégiés, l’automobile est devenue un bien de consommation, un symbole de réussite, mais aussi, un élément générateur de désordre et de nuisances. Les parkings ont été développés dans le but de stocker les véhicules, lorsque ceux-ci ne nous servent pas. Ils répondent à un besoin purement fonctionnel, sans aucune considération pour les usagers qui les pratiquent quotidiennement. Cependant, les enjeux urbains ont changés. Nous sommes arrivés à un point d'inversion du regard. La ville se destine à être plus ouverte, plus accueillante, il s’agit donc de repenser ces non-lieux, symboles d’un urbanisme universel. Il faut repenser ces endroits délaissés, les rendre agréables, ouverts… Ils commencent à être considérés comme de potentiels espaces de la ville... Il y aura toujours besoin de parkings, mais ne serait-il pas possible de les penser mieux ? En prenant en compte le piéton ? La taille des véhicules ? Et la relation à la ville ? Et les usages ? Et pourquoi les parkings semblent-t-ils si peu désirables ? Personne ne les aime, alors ils ne sont pas pris en compte. Ils sont mis de côté car ils nous embarrassent. Mais tant qu’on préfèrera se promener en voiture, ils ne sont pas prêts de disparaître car il est difficile d’imaginer une alternative. Alors pourquoi ne pas faire du parking un lieu de la ville ? Pourquoi le laisser à l’écart, comme s’il s’agissait d’un morceau de « non-ville » ? Pourquoi l’ignorer, puisqu’il est là, n’est-il pas possible de simplement le penser mieux ? Peut-on s’imaginer pique-niquer sur un parking, ou laisser ses enfants y jouer, aller y faire un tennis le soir après le bureau ou encore un barbecue entre amis au milieu des voitures ? Entre contraintes économiques, soucis urbains et humains, le parking représente un vrai enjeu pour le futur. Mais, a-t-il besoin de devenir piéton pour trouver sa place dans la ville?

  • Titre traduit

    What if the parking became pedestrian to reinvent itself? : towards an urbanity of the automobile’s non-places.


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