L'impératif de transversalités urbaines entre éducations et aménagements.Regards sur une "Pédagogie institutionnelle de reconnaissance" de"l'habiter" en tension avec le "mythe de l'identité" dans la relation interculturelle.

par Elhadji mama Diawara

Projet de thèse en Sciences de l'education

Sous la direction de Remi Hess.

Thèses en préparation à Paris 8 , dans le cadre de ED Sciences sociales , en partenariat avec Centre de recherche interuniversitaire, expérience, ressources culturelles, éducation (equipe de recherche) depuis le 03-12-2012 .


  • Résumé

    Inscrite dans une démarche de « socianalyse participante », cette recherche en thèse de doctorat en Sciences de l’éducation a éprouvé divers effets de « l’intérité antagoniste » en situation de travail, dans un contexte d’interculturalité. Un contexte de relations de travail au sein d’une structure d’éducation spécialisée qui a constitué au quotidien durant des années , une scène d’interactions sur laquelle s’est progressivement vu « se penser » et se « consolider » ,une «Pédagogie institutionnelle de reconnaissance" en tant que support d'éducation à la résistance à 'l'inhibition institutionnelle dans l’intérité », en tant que facteur de démystification et de démythification de "l'identité". Une «Pédagogie institutionnelle de reconnaissance » dont l’apprentissage expérientiel au quotidien a permis de mettre à nu les divers effets castrateurs d’un travail d’inhibition et de domination qui s’est convoqué aux différents niveaux de l’institution éducative. D'une «socianalyse participante » de "l'espace habité" d'une pratique d'accompagnement socioéducatif en quartier périphérique visant la mise en évidence le « travail d’institution » à l’œuvre aussi bien dans les relations entres collègues du même service de prévention spécialisée, dans les relations entre ce personnel éducatif et les différents publics destinataires de l’offre éducative, que dans les relations entre les différents interlocuteurs communaux, territoriaux gestionnaires des politiques d’actions sociales et la structure éducative d’éducation spécialisée mandatée sur un territoire d’exercice professionnel, a émergé la mise en relief de la pérennisation dans l l’INTERITE en quartier périphérique, de «stratégies identitaires » et de « stratégies de survie » fortement tributaires d’un travail d’inhibition qui prend ses racines dans l’histoire interculturelle des sociétés, mais qui se prolonge plus généralement sous les traits d’un "travail d’inhibition systémique" qui traverse autant le niveau interpersonnel , inter groupal , qu’ interinstitutionnel , et qui s'auto alimente suivant un « déterminisme réciproque » facteur d'une tendance croissante d'une « aliénation "politico culturelle systémique" qui s’oppose à une expression conscientisée porteuse d’exigence de reconnaissance d’identités multiples. En définitive, une observation participante de conduites individuelles et collectives dans cet « espace habité » que configure une opposition entre diverses implications dans des stratégies d’émancipation (actives ou passives )de rapports d’inhibition et de domination hérités de l’histoire interculturelle des sociétés, et conduites de déni ou d’atteintes à la valeur dont les matrices sont structurellement fondées sur un « mythe de l’identité ». Une « Pédagogie institutionnelle de reconnaissance » qui met en lumière les apprentissages interactionnistes structurants fondateur d’un mouvement individuel ou collectif d’émancipation et de désaliénation progressive. En somme, suivant une approche « régressive progressive », un apprentissage expérientiel de « transversalités urbaines» qui bien que se nourrissant de l’histoire interculturelle de sociétés, entre éducations et aménagements comme fondements du «moment transversal », se définit en tant que lieux de socialisation de «territorialités » multi-référentielles, et se posent comme une condition nécessaire de la "durabilité" de la relation interculturelle en « quartier périphérique ». L’habiter ,un impératif d’apprentissage expérientiel critique d’émancipation , de désinhibition socio politico-culturelle et de cure de traumatismes aliénants hérités qui structurent aujourd’hui encore de façon active et systémique , les relations interculturelles au niveaux interpersonnel, inter-groupal, inter-organisationnel et interinstitutionnel .


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