Filmer l’art : enjeux critiques, esthétiques et historiques de l’art filmé (1920-1970)

par Lydie Delahaye

Projet de thèse en Arts

Sous la direction de Christian Delage.

Thèses en préparation à Paris 8 , dans le cadre de ED Esthetique, sciences et technologie des Arts , en partenariat avec Esthétique, sciences et technologies du cinéma et de l'audiovisuel (equipe de recherche) depuis le 16-07-2012 .


  • Résumé

    Puisque les propriétés techniques et esthétiques du cinéma lui confèrent des outils uniques pour donner à voir les œuvres d’art, il constitue une source de connaissance substantielle pour l’histoire de l’art – démonstration critiques, commentaire historique, mise à jour des procédés de fabrication, etc. Par sa condition de remédiation, l’art filmée devient une forme particulière de savoir que le cinéma ajoute à l’art en la reproduisant techniquement et en la représentant formellement. À travers un corpus qui se déploie à l’entour du cinéma, de l’histoire de l’art et de la culture visuelle, sur une période étendue des années 1920 à 1970, ce travail de recherche entend cartographier les enjeux critiques, esthétiques et historiques de l’art filmé. Il s’agit notamment d’analyser en quoi filmer l’art procède pleinement de l’utopie formaliste et politique des avant-gardes, et préfigure le passage vers les formes artistiques processuelles qui se développe à partir des années 1960. Cette étude, qui s’attache à faire retour sur la génèse, l’histoire et l’élaboration conceptuelle du film sur l’art, fait l’hypothèse qu’il y a une pensée cinématographique des formes artistiques et de ses usages, un savoir (esthétique, historique et théorique) qui s’ajoute à l’art dès lors qu’il est représenté dans les films.


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