La compréhension du rapport nature-créativité dans la philosophie transcendantale et l'innéisme du XXe siècle : une analyse historico-génétique.

par David Sierra

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Florent Gaudez.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes en cotutelle avec l'Universidad de Cordoba , dans le cadre de Sciences de l'homme, du Politique et du Territoire , en partenariat avec Arts & Pratique du Texte, de l'Image, de l'Ecran & de la Scène (laboratoire) depuis le 01-10-2013 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse a comme but l'exploration de la compréhension historique du rapport nature-créativité. Nous soutenons que, au-delà de la multiplicité de définitions de la créativité que l'on retrouve dans l'histoire moderne, le concept a toujours été défini à travers la théorisation du sujet. Autrement dit, que ce soit un sujet transcendantal, biologique ou social, la théorisation de la nature du sujet (ou de la nature humaine si l'on veut) est toujours derrière l'explication de la créativité. Nous analysons pourquoi et comment dans la Deuxième et la Troisième Partie (Ch. 3, 4, 5 et 6). Or, l'un des modèles le plus répandus dans la pensée européenne du XVIIIe et XIXe siècle proposant une théorisation de ce genre, est celui de la philosophie transcendantale. Dans la Deuxième Partie (Ch. 3 et 4) nous analysons le rapport nature humaine-créativité dans cette philosophie. Nous soutenons que le caractère a priori de la vie de l'esprit proposé par Emmanuel Kant, a marqué profondément la théorisation de la nature du sujet parce que les conditions épistémiques et sociétales de la modernité étaient données pour qu'une explication de ce genre puisse s'enraciner dans la structure cognitive des hommes modernes. Puis, dans la Troisième Partie (Ch. 5 et 6), nous analysons le rapport nature humaine-créativité dans l'activité scientifique d'un temps plus récent : les précurseurs du cognitivisme du XXe siècle. Nous soutenons que la thèse traditionnelle de l'esprit a rencontré les moyens cognitifs de traverser les siècles, sous des masques diverses, jusqu'aux théories contemporaines. Un sociologue qui s'est exprimé largement sur cette question est Norbert Elias. De notre côté, nous reprenons la sociologie de la connaissance de cet auteur dans nos analyses, de même que l'épistémologie génétique de Jean Piaget, la théorie historico-génétique de la culture de Günter Dux, et la neurobiologie de Gerald Hüther. Cette perspective est présentée dans la Première Partie de la thèse (Ch. 1 et 2).

  • Titre traduit

    The understanding of the relationship between nature and creativity in transcendental philosophy and the 20th century's innatism : a historico-genetic analysis.


  • Résumé

    The aim of this thesis project is to explore the historical understanding of the nature-creativity relationship. We argue that, beyond the multiplicity of definitions of creativity found in modern history, the concept has always been defined through theorization of the subject. In other words, whether it is a transcendental, biological or social subject, the theorization of the subject's nature (or human nature if you will) is always behind the explanation of creativity. We analyze why and how in the Second and Third Parts (Ch 3, 4, 5 and 6). One of the most widespread models in European thought of the 18th and 19th centuries, proposing a theorization of this kind, is that of transcendental philosophy. In Part Two (Ch.3 and 4) we analyze the relationship between human nature and creativity in this philosophy. We argue that the a priori character of the life of the mind proposed by Emmanuel Kant deeply marked the theorization of the nature of the subject because the epistemic and societal conditions of modernity were given for an explanation of this kind rooted in the cognitive structure of modern men. Then, in Part Three (Ch 5 and 6), we analyze the relationship between human nature and creativity in the more recent scientific activity: the precursors of the cognitivism of the twentieth century. We argue that the traditional thesis of the mind has encountered the cognitive means of crossing the centuries, under various masks, to contemporary theories. A sociologist who spoke extensively on this issue is Norbert Elias. On the other hand, we take up the sociology of knowledge of this author in our analyzes, as well as Jean Piaget's genetic epistemology, Günter Dux's historico-genetic theory of culture, and Gerald Hüther's neurobiology. This perspective is presented in the first part of the thesis (Ch 1 and 2).