Dormir au XIXe siècle : normes et imaginaires du sommeil (années 1780-1919)

par Sophie Panziera

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Dominique Kalifa.

Thèses en préparation à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris) , en partenariat avec Centre d'histoire du XIXe siècle (Paris) (laboratoire) depuis le 30-10-2013 .


  • Résumé

    La thèse propose d’analyser l’ensemble des représentations discursives qui conditionnent les rapports au sommeil et aux expériences du « dormir » au XIXe siècle. Il s'agit d'identifier la modification des lectures sociales d’un phénomène biologique, en fonction des mutations des cadres et des temporalités de travail, mais en prenant également en compte l’ensemble des transformations politiques et sociales. Par l’étude des discours normatifs – notamment médicaux – qui définissent les temps de vie, il s’agit de montrer que le sommeil est aussi délimité, construit et normé socialement que le temps de travail ou le temps de loisirs. Mais il s’agit également d’être attentive aux manières d’habiter, aux conditions matérielles qui déterminent les manières d’être du corps. S’inscrivant dans les dynamiques de définition de l’espace intime et d’affirmation de l’individu, les règles du « bien dormir » participent ainsi au contrôle des corps et des gestes. Définir la normalisation, la standardisation d’un temps de vie nécessite enfin de saisir les écarts à la norme, les débordements. L’étude se veut donc attentive à la délimitation de l’hors-norme, de l’exceptionnel, mais aussi du pathologique.


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