Giuseppe Pontiggia (1934-2003) : l'écrivain entre avant-garde et découverte des classiques

par Alessandro Carandente

Projet de thèse en Littérature et Civilisation italiennes

Sous la direction de François Bouchard et de Andréa Gareffi.

Thèses en préparation à Tours en cotutelle avec l'Université Degli Studi Di Roma , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 16-01-2014 .


  • Résumé

    Élaborée dans une période critique qui a remis en question les fondements de l’activité littéraire, l’œuvre de Giuseppe Pontiggia sera analysée dans sa relation à la tradition, en suivant les étapes épistémologiques qui lui ont permis de retrouver foi dans le caractère central de la parole. Le travail s’articulera en quatre parties, lesquelles développent les points essentiels de l'oeuvre de l'écrivain, du romancier et du critique. La première s’attachera à son activité de critique exceptionnel de la poésie moderne et contemporaine. Il a commenté de nombreux ouvrages italiens et étrangers, de Charles Baudelaire à Léon-Paul Fargue, Lorca, Pessoa, Pound, Eliot, Kavafis, Seferis, Ritsos, Elitis, Robert Penn Warren, Borges, Maïakovski, d'Annunzio, Carducci, Pascoli, Gozzano, Palazzeschi, Leonardo Sinisgalli, Antonio Porta; sans négliger les poètes vivants, parfois méconnus ou inédits, tels que Alessandro Peregalli, Eros Alesi, Giorgio Celli, Giuseppe Scapucci, Nanni Cagnone, Gianni Buttafava, Carlo Del Teglio, Giorgio Sbaraglia, Sergio Solmi, Antonio Porta, Lucio Klobas, Carlo Betocchi, Giorgio Caproni, Giovanni Giudici, Giuseppe Conte, Renato Minore, Paolo Ruffilli, Luigi Ballerini, Daniela Marcheschi, Stefano D'Arrigo, Giancarlo Majorino, Vittorio Sereni. Sa réflexion porte sur la méthode d'approche du texte poètique et sur la signification de l'analogie et de l'ironie dans la poésie moderne. La deuxième met l’accent sur ses rapports avec la neoavanguardia italienne et sa collaboration avec la revue il Verri, fondée et dirigée par Luciano Anceschi. De fait, l’écriture et la publication de son premier roman, La morte in banca (Quaderni del Verri, 1959) sont le fruit de cette collaboration. Nous analyserons les raisons de son éloignement de la “tradition du nouveau” (la tradition de la rupture propre à l’avant-garde) face aux classiques grecs et latins qu’il découvre comme une réserve inépuisable pour l’avenir. Ce passage est nécessaire pour sortir de l’état d’inertie provoqué par le nihilisme paralysant de la culture contemporaine et retrouver une pleine confiance en la parole. La troisième est une étude sur l'utilisation du langage dans la littérature: la littérature en tant que critique du langage et des structures dans lesquelles a été décrit le monde. Le style comme conquête et dimension de l'éthique; l'insertion de l'aphorisme narratif avec sa brevitas dans le corps scripturaire. Enfin, la quatrième permettra d'approfondir la compréhension de l’oeuvre de Pontiggia et de l’influence de la culture française sur ses écrits, par le biais d’une analyse précise de sa relations aux auteurs traités dans ses essais critiques: Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Guy de Maupassant, Léon-Paul Fargue, Guillaume Apollinaire, Jules Renard, René Daumal, Jean-Paul Sartre.


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