Le nocturne comme catégorie esthétique de l'image dans la photographie et le cinéma contemporains.

par Judith Langendorff

Thèse de doctorat en Etudes cinématographiques et audiovisuelles

Sous la direction de Philippe Dubois.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Arts & médias (2009-2015 ; Paris) , en partenariat avec Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) depuis le 19-11-2013 .


  • Résumé

    À partir d’un corpus ouvert de photographes et de cinéastes coloristes qui ont une fascination pour le nocturne, cette thèse explore les différentes gradations et significations de celui-ci, des plus évidentes aux plus abstraites. La thèse s’attache alors à démontrer que le régime nocturne transforme l’obscurité en valeurs chromatiques et qu’il éclaire, avec une subtilité qu’occulte la vision diurne, les aspects les plus complexes de la société et de l’esprit humain. La confrontation des analyses de séquences filmiques et de photographies dans une perspective articulant esthétique, philosophie et histoire de l’art, a permis de construire la thèse autour de trois grandes notions, Distorsion, Sublimation, Transfiguration, qui fondent le nocturne comme catégorie esthétique de l’image. Le corpus principal organisé sur des critères externes (nocturne, couleur post-années 1960-70) et internes (processus esthétiques conjoints) est composé de séquences de films en couleurs de Stanley Kubrick (1928-1999), de David Lynch (1946), de Brian de Palma (1940), de Francis Ford Coppola (1939) et de séries photographiques de Gregory Crewdson (1962), Bill Henson (1955), Rut Blees Luxemburg (1967) et Daniel Boudinet (1945-1990). Le corpus secondaire est constitué de séries photographiques de Darren Almond (1971), Jean-Christian Bourcart (1960), Nicolas Dhervillers (1981), Laurent Hopp (1974), Chrystel Lebas (1966), d’extraits d’un court métrage d’Antoine Barraud (1973) et d’une série TV de Nic Pizzolatto (1975) et Justin Lin (1973), nécessaire pour finaliser la démonstration.

  • Titre traduit

    Nocturne as an aesthetic category in contemporary photography and cinema.


  • Résumé

    Based on a large corpus of colorist film directors and photographers who share a fascination for the nocturne, this thesis explores the different gradations and meanings of this one, from the more obvious to the more abstracts. The thesis endeavours to demonstrate how the nocturne reasserts the darkness values to turn them into colors, and how it illuminates, with a subtlety absent in diurnal vision, the more complex aspects of society as well as the human mind. The confrontation between picture and film sequences analysis, with a perspective articulating aesthetic, philosophy and art history, leads to three main concepts: Distortion, Sublimation and Transfiguration. Thereby it establishes the nocturne as an image’s aesthetic category in cinema and photography. The main corpus in cinema and photography, organised by externals criteria (nocturne, post-1960-1970 years color) and internals criteria (similar operating processes aesthetic), is established with the movie extracts of Stanley Kubrick (1928-1999), David Lynch (1946), Brian de Palma (1940), Francis Ford Coppola (1939) as well as the photographic series of Gregory Crewdson (1962), Bill Henson (1955), Rut Blees Luxemburg (1967) and Daniel Boudinet (1945-1990). The second is based on the photographic series of Darren Almond (1971), Jean-Christian Bourcart (1960), Nicolas Dhervillers (1981), Laurent Hopp (1974) and Chrystel Lebas (1966), as well as Antoine Barraud’s (1973) movie extracts. Finally, for the requirement of the demonstration, a Nic Pizzolatto (1975) and Justin Lin (1973) TV show.