L'architecture carcérale en France de 1847 à 1950 et la constitution d'une science pénitentiaire internationale

par Elsa Besson

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Hélène Jannière.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-10-2013 .


  • Résumé

    Il s’agit d’éclairer les rapports entre le processus d’internationalisation d’une « science pénitentiaire », qui trouve des lieux de diffusion dans des revues spécialisées, bulletins et expositions, et l’architecture carcérale qui s’élabore simultanément en France. A l’origine de ce projet de recherche, nous formulons l’hypothèse que les discours, notamment à partir du milieu du XIXème siècle, qu’ils s’affichent comme réformateurs ou qu’ils cherchent à asseoir le système existant, pérennisent l’idée même que la peine de prison est indépassable. Comment comprendre alors l’évolution de l’architecture carcérale, à partir de la publication des discours issus de l’architecture et du droit? Le projet de recherche se propose d’étudier, dans le champ de l’histoire de l’architecture, ce qui se dessine au croisement de la pérennisation du réseau d’édifices carcéraux en France et des discours issus des congrès pénitentiaires internationaux, de 1846, date du premier congrès pénitentiaire international, à 1950. Ce bornage chronologique correspond à la dernière CIPP (Commission internationale pénale et pénitentiaire), tenue à La Haye en août 1950, remplacée alors par une section sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Le corpus se compose alors des congrès pénitentiaires internationaux et de leurs bulletins, des réseaux de diffusion de l’architecture carcérale (revues, expositions, photographies d’expositions et de prisons) et des réalisations carcérales contemporaines aux débats transnationaux.


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