L'inconscient peut il être moderne ?

par Michael Ingerflom

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Emmanuelle Borgnis Desbordes.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2013 .


  • Résumé

    La psychopathologie - ses orientations épistémologiques, pratiques et cliniques - doit rejoindre la subjectivité de son époque afin qu’elle puisse se situer au plus près de ce qui organise le destin de chacun en terme de choix, de position subjective et de revendication désirante. L’ère contemporaine propose de nouveaux idéaux auxquels les sujets adhèrent volontiers, sans que la question de ce qui organise leur positionnement subjectif et désirant ne se pose. La clinique ne cesse d’attester de la désorientation des sujets qui peinent à trouver une place dans un lien social qui n’a de cesse de se déliter et qui à défaut d’ancrage symbolique se réfère à des idéaux toujours plus imaginaires. Notre projet est d’interroger cette défaillance symbolique, si propre à notre époque, d’en repérer les conséquences cliniques. Mais il est aussi de proposer une réflexion épistémologique sur les discours et les pratiques dans le champ de la psychopathologie, qui en rien à céder aux impératifs toujours trop rapides des diagnostics comportementaux, à la consistance des dits « nouveaux symptômes » et aux pratiques supposées toujours plus adéquates à restaurer la défaillance. Quels sont les appuis épistémologiques et heuristiques dans le champ de la psychopathologie propices à prendre en compte la subjectivité de notre époque, son lien social et ses ambitions toujours plus fortes à la satisfaction ? Quels sont les nouveaux contours de la psychopathologie clinique aujourd’hui ? Et finalement, comment penser ces nomenclatures classificatoires qui se succèdent et qui n’ont de cesse de s’écarter de ce qui fonde, organise et structure les sujets ?


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