.F.Liszt/G.Verdi : le compositeur comme symbole national au XIXème siècle

par Théo Bemben

Projet de thèse en Musique et musicologie

Sous la direction de Anne Penesco.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de 3La - Lettres lingusitique langues et arts depuis le 26-10-2012 .


  • Résumé

    Liszt et Verdi font partie des compositeurs enfermés encore aujourd’hui dans un carcan identitaire. Spectateurs et acteurs des révolutions romantiques (artistiques, historiques et politiques), le pouvoir de leur image publique et leur influence sociétale ne sont plus à sous-estimer, et soulèvent la question des rapports complexes entre musique et pouvoir, à travers le statut changeant du compositeur devenant un symbole national au XIXème siècle. . Souvent relégués au rang de question mineure, l’impact de Franz Liszt sur les événements politiques Hongrois, ainsi que celui des actes et des opéras de Giuseppe Verdi en rapport au « Risorgimento » ne constituent pas simplement une « mythification », mais sont véritablement les miroirs de ce changement radical de statut. Dans le contexte fiévreux du printemps des peuples, et avec le développement progressif des sentiments nationalistes, Liszt et Verdi feront partie de ces « symboles », desquels on attendra une « vitrine nationale », engageant à la fois les aspirations populaires et la réalisation des idéaux romantiques. Cette confrontation soulève beaucoup d’interrogations primordiales : L’éclaircissement tout d’abord du paradoxe commun, à savoir la revendication puis la négation de leurs appartenances nationales respectives ; ensuite la mise en relief du nouveau statut du compositeur, dans le but de comprendre sous quelle forme s’exprime son rapport au pouvoir en place, afin de déterminer quelle est son influence réelle sur les questions sociales et politiques de son époque.


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