Vers un modèle psychologique explicatif du surpoids et de l’obésité et contribution à l’évaluation d’une prise en charge triaxiale comprenant la restriction cognitive, l’alimentation émotionnelle et l’acceptation

par Sabrina Julien Sweerts (Julien)

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Lucia Romo.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) , en partenariat avec CLInique PSYchanalyse Développement (Nanterre) (laboratoire) depuis le 26-09-2016 .


  • Résumé

    Ce travail avait pour objectif d’étudier les déterminants psychologiques potentiels du surpoids et de l’obésité et de contribuer à l’évaluation d’une prise en charge triaxiale de cette maladie chronique, complexe et socialement handicapante. La revue de littérature nous a permis d’appréhender les hypothèses étiologiques de l’obésité et ses conséquences médicales, sociales et psychologiques, ainsi que les différents modèles psychologiques proposés. Notre travail s’est ensuite dirigé vers trois études qui avaient toutes pour objectif d’évaluer l’effet de la prise en charge du Groupe de Réflexion de l’Obésité et du surpoids (GROS) sur le poids, l’alimentation intuitive, l’alimentation émotionnelle, la restriction cognitive et la satisfaction corporelle. Les recherches n’ont pas permis de mettre en évidence l’efficacité de la prise en charge du GROS, comparativement à une autre prise en charge. Néanmoins, et avec toutes les limites énoncées, elle aurait un effet positif sur le poids et sur l’alimentation intuitive. Enfin, notre travail s’est conclu avec l’étude MOS dont le but était de repérer les déterminants psychologiques potentiels du surpoids et de l’obésité en comparant les sujets normo-pondéraux et les sujets en surpoids ou obèses sur plusieurs variables : l’activité physique hebdomadaire, le stress perçu, la restriction cognitive, les stratégies de gestion émotionnelle, la personnalité et la présence d’évènements de vie stressants ou traumatiques. Toutes les analyses ont mis en évidence que la restriction cognitive était un prédicteur de l’IMC de même que l’âge et le stress perçu. En revanche, le fait que la symptomatologie traumatique prédise de façon négative l’IMC nous a fortement surpris. D’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats aux perspectives thérapeutiques et préventives.

  • Titre traduit

    Towards an explanatory psychological model of overweight and obesity and contribution to the evaluation of triaxial management including cognitive restraint, emotional eating and acceptance


  • Résumé

    The purpose of this work was to study the potential psychological determinants of overweight and obesity and to contribute to the evaluation of triaxial management of this chronic, complex and socially disabling disease. The literature review allowed us to understand the etiological hypotheses of obesity and its medical, social and psychological consequences, as well as the various psychological models proposed. Then, our work focused on three studies that were aimed to evaluate the effect of the management of the Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids (GROS), the Frenchy think tank on obesity and overweight, on weight, intuitive diet, weight loss and weight loss. emotional eating, cognitive restriction and body satisfaction. The research did not highlight the effectiveness of the management of the GROS, compared to another treatment. Nevertheless, and with all the limitations, it would have a positive effect on weight and intuitive eating. Finally, our work was concluded with the MOS study, the purpose of which was to identify the potential psychological determinants of overweight and obesity by comparing normo-weight subjects and overweight or obese subjects on several variables: weekly physical activity, perceived stress, cognitive restraint, emotional management strategies, personality and the presence of stressful or traumatic life events. All analyzes showed that cognitive restraint was a predictor of BMI as well as age and perceived stress. On the other hand, the fact that traumatic symptomatology predicts BMI negatively surprised us. Further research is needed to confirm these results with therapeutic and preventive perspectives.