Des représentations sociales du vieillissement et de l’habitat idéal pour personnes âgées à la définition et mesure de la qualité de vie des séniors

par Margot De Battista

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Karine Weiss.

Soutenue le 12-01-2017

à Nîmes , dans le cadre de École doctorale Risques et Société (Nîmes) , en partenariat avec CHROME (Nîmes) (laboratoire) .

Le président du jury était Patrick Rateau.

Le jury était composé de Kévin Charras.

Les rapporteurs étaient Lionel Dany, Ghozlane Bahi-Fleury.


  • Résumé

    L’objectif de ce travail est de mieux saisir le concept de qualité de vie quand il est associé aux personnes âgées, afin de proposer un modèle et un outil d’évaluation facilement administrable. Si la qualité de vie est un concept clé dans la mise en œuvre et l’évaluation des solutions à destination des personnes âgées, les modèles et outils actuels permettant son évaluation n’intègrent pas les spécificités des modes de vie de cette population. Par ailleurs, il existe un manque de consensus quant aux dimensions à prendre en compte pour évaluer la qualité de vie des personnes âgées, et par extension, sa dimension environnementale, facteur pourtant majeur pour les individus âgés, est largement oubliée dans la littérature.Une première étape a mis en évidence la manière dont les séniors et les professionnels intervenant au domicile se représentent le vieillissement et l’habitat idéal pour personnes âgées. Ancrée dans l’approche structurale des représentations sociales, cette étape a permis de dégager des indicateurs issus du sens commun révélateurs de ce que devrait être l’habitat dans son caractère idéal et normatif, associé à la façon de penser le vieillissement. Une seconde étape a permis de proposer un modèle de qualité de vie spécifique aux personnes âgées, s’appuyant tant sur des éléments empiriques que théoriques et donnant une place significative à la dimension environnementale. Ce modèle a donné lieu à la construction et à la validation d’une échelle de mesure de la qualité de vie des individus de plus de soixante-cinq ans, vivant à domicile ou en logement institutionnel. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont permis de mettre en avant une structure latente à quatre facteurs. La première dimension décrit l’environnement physique de l’individu, appréhendée à travers des critères objectifs et subjectifs. La seconde dimension renvoie au réseau social réel et perçu de l’individu ainsi qu’à son état émotionnel. La troisième dimension relève de l’autonomie, en évaluant les capacités fonctionnelles et décisionnelles du répondant, ainsi que le rôle social et le type d’habitat qui en découlent. Enfin, la quatrième dimension renvoie aux pathologies physiques rencontrées par le répondant et à ses conséquences sur la vie quotidienne. La validation statistique de l’échelle auprès d’un panel de 456 répondants a permis de valider ces quatre composantes et de mettre en avant de bonnes qualités psychométriques de l’instrument de mesure. Sa bonne acceptation par la population âgée et sa rapidité de passation en fait un outil facilement utilisable sur le terrain.

  • Titre traduit

    From social representations of aging and the ideal habitat for the elderly to the definition and measure of quality of life in situ.


  • Résumé

    The aim of our research is to better understand the concept of quality of life among senior citizens, in order to propose a model and an easy-to-use measurement scale. Although quality of life is a central issue in finding and evaluating solutions for the elderly, current models and tools used to evaluate it omit the specificities of their lifestyles. Furthermore, the dimensions to be considered to evaluate senior citizens’ quality of life are not consensual, and by extension, environmental factors, which are central for the elderly, are largely forgotten in the literature.First, we explored how senior citizens and professionals intervening at their homes perceive aging and the ideal habitat for the elderly. Drawing on the structural approach to social representations, this first phase provided indicators based in common sense that revealed what a home should be in ideal and normative terms, which we associated with social thinking about aging. Next, we proposed a quality of life model specifically designed for the elderly, which is both empirically and theoretically based and places significant importance on environmental factors. This model led to the development and validation of a measurement scale intended for individuals over 65 years of age who live either at home or in an institution. Exploratory and confirmatory factor analyses revealed a latent structure composed of four factors. The first describes the individual’s physical environment using objective and subjective criteria. The second factor refers to the individual’s real and perceived social network as well as his/her emotional state. The third factor deals with autonomy by evaluating participants’ functional and decisional skills in relation to their social role and type of home. Last, the fourth factor deals with physical problems the respondent may encounter and their consequences on everyday life. These four factors and the psychometric quality of the scale were statistically validated with a sample of 456 senior citizens. It was well received by the elderly and was fast to administer, making it an easy-to-use scale.


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