Essays on Monetary Policy in an Oil Exporting Economy

par Mohamed Tahar Benkhodja

Thèse de doctorat en Sciences economiques

Sous la direction de Jean-Pierre Allegret.

Soutenue le 25-05-2012

à Lyon 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences économiques et gestion (Lyon) , en partenariat avec Groupe d'analyse et de théorie économique (Lyon) (laboratoire) .

Le président du jury était Gilles Dufrénot.

Le jury était composé de Alain Sand-Zantman, Aurélien Eyquem, Thepthida Sopraseuth, Hafedh Bouakez.

  • Titre traduit

    Essais sur la politique monétaire dans une économie exportatrice de pétrole


  • Résumé

    Cette thèse de doctorat aborde le rôle de la politique dans une économie exportatrice de pétrole sous forme de trois essais. Chaque essai tente d'apporter des réponses à une problématique liée à la réponse de la politique monétaire face aux chocs externes, en particulier le choc pétrolier. A ce titre, nous construisons trois modèles dynamique et stochastique d'équilibre général (DSGE) multisectoriels que nous calibrons et estimons sur des pays producteurs de pétrole. Dans le premier essai, nous montrons que le syndrome hollandais sous ses deux effets, dépense et ressource, semble avoir lieu dans une économie exportatrice de pétrole seulement lorsque les salaires sont flexibles et les prix rigides dans le cas d'un régime de change fixe. En d'autre terme, les simulations montrent que le syndrome hollandais est évité si les prix sont rigides et les salaires sont flexibles lorsque les autorités monétaires adoptent une règle de ciblage d'inflation ; les prix et les salaires sont rigides, quelque soit l'objectif de la Banque centrale dans les deux cas : aubaine et boom. Nous montrons également, en comparant les sources de fluctuation qui conduisent au syndrome hollandais que la hausse de gisement pétrolier (boom) conduit à une plus forte désindustrialisation de l'économie comparé à l'aubaine. Enfin, le régime de change flexible semble améliorer le bien être des ménages. Dans le deuxième essai , nous comparons trois règles de politique monétaire (ciblage d'inflation, ciblage de taux de change et ciblage de l'inflation sous jacente) face à quatre chocs externes (prix du pétrole, taux de change, terme de l'échange et taux d'intérêt international) subis par un pays exportateur de pétrole. Pour ce faire, nous construisons un modèle DSGE à deux secteurs (pétrolier et non-pétrolier) estimé sur des données trimestrielles de l'économie algérienne en utilisant l'approche bayésienne. Les résultats montrent que, globalement, la réponse des variables macroéconomiques du modèle, est similaire sous les trois règles de politique monétaire. Notre principal résultat est la dépréciation du Dollar américain et la hausse du prix du pétrole constituent la principale source de fluctuation cyclique de l'économie algérienne. Aussi, et comme prédit par la théorie, la dépréciation du dollar américain a significativement contribué à la détérioration des termes de l'échange et du compte courant. Dans ce cas, la Banque centrale peut adopter une politique de dévaluation pour éviter les effets de ces chocs. Dans le troisième essai, nous considérons un échantillon de 16 pays exportateurs de pétrole que nous divisons en deux sous échantillons afin de comparer l'occurrence du syndrome hollandais dans deux principales catégories : les pays fortement dépendants du pétrole et les pays faiblement dépendants du pétrole. Nos principaux résultats montrent que six parmi huit pays fortement dépendants subissent les effets du syndrome hollandais. Dans l'autre sous échantillons, seul un pays sur huit subit le syndrome hollandais sous ses effets dépenses et ressources. Toutefois, concernant la règle de politique monétaire à adopter face au syndrome hollandais, les résultats obtenus ne sont pas tous identiques dans tous les pays. Il semblerait que, l'adoption d'une politique monétaire appropriée dépend essentiellement des caractéristiques structurelles de chaque pays.


  • Résumé

    The aim of this thesis is to analyze the impact of external shocks on oil exporting economies and the role of monetary policy in this context. It consists of three essays. In the first essay, we build a Multi-sector Dynamic Stochastic General Equilibrium (DSGE) model to investigate the impact of both windfall (an increase in oil price) and boom (an increase in oil resource) on an oil exporting economy. Our model is built to see if the two oil shocks (windfall and boom) generate, in the same proportion, a Dutch Disease effect. Our main findings show that the Dutch disease effect under its two main mechanisms, namely spending effect and resource-movement effect, occurs only in the case of flexible wages and sticky prices, when exchange rate is fixed. We also compare the source of fluctuations that leads to a strong effect in term of de-industrialization. We conclude that the windfall leads to a stronger effect than a boom. Finally, the choice of flexible exchange rate regime helps to improve welfare.In the second essay, we estimate, by using the Bayesian approach, a DSGE model for Algerian economy investigating the dynamic effect of four external shocks (oil price, real exchange rate, international interest rate and foreign inflation), and examining the appropriate monetary policy rule. Our main findings show that, over the period 1990Q1-2010Q4, core inflation target is the best monetary rule to stabilize both output and inflation. In the third essay, we investigate the impact of the recent increase of oil price on a small open oil exporting economy. For this, we estimate a Dynamic, Stochastic, General equilibrium (DSGE) model for some oil producing countries using the Bayesian approach. We consider, in this essay, a sample of 16 oil exporting countries (Algeria, Argentina, Ecuador, Gabon, Indonesia, Kuwait, Libya, Malaysia, Mexico, Nigeria, Oman, Russia, Saudi Arabia, United Arab Emirates, and Venezuela) over the period from 1980 to 2010, except for Russia where our sample begins in 1992. In order to distinguish between high-dependent and low-dependent countries, we use two indicators : the ratio of fuel exports to total merchandise exports and the ratio of oil exports to GDP. We estimate the median for each ratio on our 16 studied countries. Countries above (below) the median are considered as high (low) oil dependent economies. We verify if the first group is more sensitive to the Dutch disease effect. We also assess the role of monetary policy. Our main findings show that in the first sample, namely high oil dependant economies, 6 countries are affected by the Dutch disease (decrease in the manufacturing production). Low oil dependant countries, are less affected by the fluctuation of oil price. Indeed, only one country has suffered a Dutch disease effect after the shock. Nevertheless, Regarding the appropriate monetary policy rule, we find that both inflation targeting and exchange rate rules may be effective to contain the size of the Dutch disease effect. Our results suggest that in Algeria and Saudi Arabia, inflation targeting offers better performances. We observe the opposite in Gabon, Kuwait, Oman, and Venezuela. Such results are consistent with economic theory. Indeed, we see that in more open economies and smaller countries (in terms of economic size), the exchange rate rule is preferable to inflation rule. Venezuela seems an exception. Such country does not fulfill the traditional criteria favoring the choice of the exchange rule. In fact, this exception is only apparent. First, if we consider the volatility, we see that Venezuela is among the most volatile economy. Second, Venezuela suffers from a fiscal dominance effect: both inflation rate and fiscal deficit are the highest relative to other studied countries.

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