Thèse soutenue

La production de lait maternel peut-elle être modulée par une supplémentation nutritionnelle en fenugrec ou en arginine ? : étude expérimentale chez la rate allaitante

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Auteur / Autrice : Thomas Sevrin
Direction : Dominique DarmaunClair-yves BoquienMarie-Cécile Alexandre-Gouabau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie médecine santé
Date : Soutenance le 14/12/2020
Etablissement(s) : Nantes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Biologie-Santé (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Physiopathologie des Adaptations Nutritionnelles (Nantes)
Jury : Président / Présidente : Fabienne Le Provost
Examinateurs / Examinatrices : Dominique Turck

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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Du fait de ses bénéfices pour la santé de la mère et de l’enfant, l’allaitement maternel exclusif est recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé jusqu’à l’âge de 6 mois. Cependant, la prévalence mondiale de l’allaitement reste relativement faible, notamment du fait d’arrêts précoces causés par la perception des mères de produire du lait en quantité insuffisante pour permettre une croissance optimale de leur bébé. Même si les déterminants de la production de lait maternel sont multiples, la prise de suppléments nutritionnels aux propriétés galactagogues, qui stimulent la lactation, pourrait aider les femmes ayant des difficultés à allaiter. Des extraits de plantes, comme le fenugrec, sont utilisés depuis des millénaires pour favoriser la production de lait tandis que des acides aminés, comme l’arginine, ont été utilisés chez les animaux de rente pour augmenter les performances de lactation. Cependant, les preuves scientifiques de leur capacité galactagogue restent peu nombreuses et les mécanismes sont mal compris. Nous avons démontré, dans un modèle de rates allaitant des portées de grande taille, que le fenugrec et la L-arginine avaient la capacité de favoriser la croissance de la descendance par une augmentation de la production de lait et une modulation de sa composition. De plus, nous avons vérifié l’absence d’effets métaboliques délétères chez les mères et la descendance. Une étude de l’expression de gènes de la glandes mammaires et de l’hypophyse a permis d’avancer des pistes mécanistiques afin de jeter les bases physiologiques qui permettent d’envisager des essais cliniques futurs chez les femmes confrontées à des difficultés de lactation.