La magistrature de l'île Bourbon / la Réunion de 1815 à 1946

by Olivier Chopin

Thesis project in Histoire des mondes modernes et contemporain

Under the supervision of Hélène Blais and Florence Renucci.

Ongoing thesis at Paris Sciences et Lettres , under the authority of École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences (Paris) , in a partnership with INSTITUT D'HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE (laboratoire) and École normale supérieure (Paris ; 1985-....) (établissement de préparation de la thèse) since 01-09-2016 .

  • Alternative Title

    Bourbon Island / Reunion Island's Judiciary (1815-1946)


  • Abstract

    Restored to France in 1815, Bourbon island / La Réunion was one of the four former French colonies until the overseas possessions became departments in 1946. Colonial France has used justice and the magistrates in charge of delivering it as a means of maintaining the relation of subjection between (the) metropolis and (the) colony while preserving colonial social order beyond the abolition of slavery. In the absence of a native population prior to colonization, the issue of the coexistence between two judicial systems, the issue of a native population and the one of colonial France, were not posed. Judicial organization was therefore set up by France and its colony representatives without the competition of a pre-existing justice, but based only on a society constructed by the colonists, the slaves, the coloured free people, the indentured servants and successive immigrants from West Africa, Madagascar, India, China and Europe. In order to determine whether France has used a genuine colonial strategy through the judiciary, the question can be posed regarding the relations between the colony and the metropolis through the judicial and political powers, to understand the dependence enforced by France on the colony (by setting administrative, political and judicial standards) including the appointment to judicial responsibilities of officials trained by a colonial state


  • Abstract

    Restituée à la France en 1815, l'île Bourbon / La Réunion fut l'une des quatre vieilles colonies françaises jusqu'à la départementalisation intervenue en 1946. La France colonisatrice a utilisé la justice et les magistrats chargés de la rendre comme un moyen de maintenir la relation de sujétion entre la métropole et la colonie tout en préservant l'ordre social colonial. En l'absence de population indigène antérieure à la colonisation, la question de la coexistence de deux systèmes judiciaires, celui d'une population indigène et celui de la France coloniale, ne s'est pas posée. L'organisation judiciaire a donc été mise en place par la France et ses représentants dans la colonie sans la concurrence d'une justice préexistante, dans une société construite par les colons, les esclaves, les libres de couleur, les affranchis, les engagés et les immigrés successifs venus de l'Afrique de l'ouest, de Madagascar, de l'Inde, de Chine et d'Europe. Afin de déterminer si la France a usé d'une véritable stratégie coloniale à travers la magistrature, se pose la question des rapports entre la colonie et la métropole au regard des pouvoirs judiciaire et politique.