Identifications imposées ou choisies et participations visibles dans un Dispositif Hybride d'Evaluations Médiatisées par Ordinateurs (DHEMO)

by Emmanuel Zilberberg

Thesis project in Sciences de l'éducation

Under the supervision of Bernard Blandin and Christophe Jeunesse.

Ongoing thesis at Paris 10 , under the authority of École doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) , in a partnership with CREF - Centre de Recherche en Education et Formation, Laboratoire, Laboratoire (laboratoire) since 03-11-2014 .


  • Abstract

    Lui de la théorie sociocognitive proposée par A. Bandura. Cette théorie prolonge le travail mené par cet auteur sur l’apprentissage social et « offre un cadre propice à l’intégration de la psychologie sociale tout en fournissant une psychologie de la personnalité » (Kilstrom J, Harackiewicz, J., 1990, cité par Carré, 2004, p.30.). La théorie de Bandura, sans nier les déterminismes socioculturels et les contraintes de l’environnement, voit aussi ce dernier comme une source d’occasions, ou d’opportunités comme le disent les anglo-saxons, donnant à l’individu un pouvoir d’agentivité, c’est-à-dire un pouvoir d’agir sur sa propre vie. En l’occurrence, il s’agit pour l’apprenant de prendre en charge, notamment via son identité, son apprentissage dans un contexte qui n’a guère été choisi puisque la discipline enseignée, comptabilité de gestion, est obligatoire pour tous apprenants étudiés.


  • Abstract

    L’anonymat dans un cadre pédagogique a surtout été envisagé dans l’enseignement à distance, et dans sa dimension transgressive. Cependant, l’introduction en présentiel de terminaux d’interaction (« clickers », « classroom response system », « audience response system), dédiés ou non, permettant des réponses fermées mais aussi ouvertes, reliés à l’ordinateur de l’enseignant, génère un nouveau paradigme de l’anonymat / identifiabilité qui a été peu étudié et avec des méthodes qui nous semblent manquer de robustesse. Par ailleurs, l’anonymat n’a été envisagé que dans sa seule dimension du degré d’ « identifiabilité » et sur le mode dichotomique : identification totale vs anonymat total. Or, pour ne prendre que cette première dimension, on peut mettre en évidence un continuum d’identifiabilité (nom prénom, identifiant numérique unique, nom, prénom, surnom, pseudonyme, etc.) quand on laisse le choix à l’apprenant de son identifiant. On voit ainsi apparaître une deuxième dimension de l’anonymat qui consiste à imposer aux apprenants le degré d’identifiabilité / anonymat ou à leur en laisser le choix. Une troisième dimension concerne les destinataires de l’identifiabilité / anonymat : pairs, enseignant, administration. Une quatrième et dernière dimension porte sur l’objet de l’identifiabilité : enregistrement dans le dispositif pédagogique, fait de répondre, contenu de la réponse. Le projet de recherche consiste principalement à tester sur différents publics d’apprenants à ESCP Europe la relation entre la variable indépendante d’identifiabilité de l’apprenant et des variables dépendantes de participation. Les variables dépendantes de participation seraient : - L’enregistrement dans le dispositif puisqu’il sera proposé au début de chaque session à chaque participant d’enregistrer facultativement son boîtier de telle sorte que l’on pourrait calculer un taux d’enregistrement par rapport aux présents recensés car l’appel est obligatoire. On étudierait ce taux d’enregistrement selon 3 modalités : identifiabilité totale imposée (nom et prénom), anonymat total et degré d’identifiabilité choisi par l’apprenant. - la participation par question mesurée avec et sans les réponses « Je ne sais pas ». Elle serait également calculée en pourcentage du nombre d’apprenants enregistrés dans le dispositif. - le degré de confiance des répondants (échelle de Likert) par question et sur l’ensemble d’une session. - Les temps de réponse par question, - le degré d’anonymat par session quand les participants choisissent leur identifiant, - Le degré de justesse pour les questions fermées à choix ou réponses multiples, - un indice de lucidité (ratio) qui comparerait le pourcentage de personnes ayant confiance dans leur réponse (une pondération serait effectuée entre répondants très confiants et ceux qui sont assez confiants) et le taux de bonne réponse. Il s’appliquerait aux questions à choix et réponses multiples et non aux questions ouvertes. Nous introduirions une variable que nous présumons modératrice, l’affichage de la participation pour les pairs. Nous voudrions étudier les variables invoquées suivantes : le sexe, l’âge et la nationalité. Il existe toutefois un enjeu de collecte de ces données quand l’anonymat est imposé par l’enseignant ou que le degré d’identifiabilité résulte du choix de l’apprenant. Outre la relation modulée entre la variable indépendante et les variables dépendantes, nous pourrions étudier des corrélations entre les variables dépendantes elles-mêmes : degré d’anonymat et participations (en distinguant les réponses entre celles susceptibles d’être validées et la réponse « Je ne sais pas », degré d’anonymat et justesse des réponses, degré d’anonymat et indice de lucidité, justesse des réponses et temps de réponses, degré d’anonymat et justesse des réponses, indice de lucidité et temps de réponse, etc. Enfin, le dispositif étudierait la réussite à l’examen intermédiaire et la satisfaction des participants et les corrélations avec la participation. Nous envisageons, pour l’instant, de recourir à un premier cadre conceptuel, ce