Rôle du système immunitaire dans le contrôle des infections par les papillomavirus humains

by Simon Jacobelli

Doctoral thesis in Immunologie

Under the supervision of Isabelle Bourgault-Villada.

defended on 2011

in Paris 5 .

  • Alternative Title

    Immune control of infections by human papillomaviruses


  • Abstract

    T cell immunity is involved in the defense against human papillomaviruses (HPV). Incidence and prevalence of HPV-induced clinical lesions are high in immunocompromised patients and concern oncogenic and/or non oncogenic cutaneous and mucosal HPV. In this work, T-cell immunity against HPV was studied in 2 models of HPV infection: - Epidermodysplasia verruciformis-like eruptions in the setting of HIV infection: clinical, virological et immunologic features were studied in a series of patients. The nadir of CD4+ T lymphocytes, the intensity and the length of T CD4+ deficiency were related on the development of clinical lesions induced by both bêta HPV or alpha HPV. The inefficacy of antiretroviral therapy on HPV-induced clinical lesions suggests that anti-HPV T-cell responses were ineffective. - Couples with women presenting with HPV16-induced classic vulvar intraepithelial neoplasia and their healthy male partners, who were longitudinally followed for 18 months. Anti-E2 protein T-cell responses are a marker of efficient control of HPV infection, either after treatment in women, or spontaneously in men. Since E2 protein is absent from viral particles, the presence of anti-E2 T-cell responses in healthy male partners indirectly proves that they have been infected by replicative HPV16. These results provide a strong argument in favor of prophylactic HPV vaccination of young men to decrease the spread of mucosal HPV diseases.


  • Abstract

    Le rôle du système immunitaire, en particulier de l’immunité cellulaire T, est particulièrement important dans la défense contre les papillomavirus humains (HPV). L’incidence et la prévalence des pathologies induites par les HPV sont élevées chez les sujets immunodéprimés, qu’elles soient liées à des HPV cutanés ou muqueux, oncogènes ou non oncogènes. Dans ce travail, l’immunité T anti-HPV a été étudiée dans 2 modèles d’infection par HPV : 1. Des phénocopies d’épidermodysplasie verruciforme associées à l’infection par le VIH, à partir des caractéristiques cliniques, virologiques et immunologiques d’une série de patients. Le rôle du nadir de lymphocytes T CD4+, de l’intensité et de la durée du déficit immunitaire T CD4+ sur les lésions cliniques induites par les HPV cutanés du genre bêta mais aussi d’autres HPV muqueux associés a été montré. L’inefficacité du traitement antirétroviral sur les lésions induites par les HPV suggère l’absence de restauration de réponses T anti-HPV efficaces. 2. Des couples dont la femme a une néoplasie intraépithéliale vulvaire classique à HPV16 et dont le partenaire masculin est asymptomatique, suivis longitudinalement pendant 18 mois. Les réponses immunitaires T contre la protéine précoce E2 sont un marqueur de contrôle de la maladie liée à l’HPV, après traitement des lésions chez la femme et spontanément chez l’homme. La protéine E2 étant absente de la particule virale, la présence de réponses T anti-E2 chez les hommes est la preuve indirecte de leur infection avec réplication virale. Ces résultats renforcent l’idée qu’une vaccination prophylactique des hommes pourrait diminuer la diffusion des HPV génitaux dont ils sont le réservoir.

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Informations

  • Details : 1 vol. (178 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie 153-178 p.

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  • Library : Université Paris Descartes-Bibliothèque médicale Cochin-Port Royal (Paris). Service commun de la documentation. Service commun de la documentation.
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