Le Récit d'esclave entre témoignage et fiction : états-Unis. France. Caraïbe XVIIIe -XXe siècles

by Marie Frémin

Doctoral thesis in Littérature française et comparée

Under the supervision of Christiane Chaulet-Achour.

Thesis committee members: Christiane Chaulet-Achour.

Examiners: Charles Forsdick, Papa Samba Diop, Rémi Astruc.

  • Alternative Title

    Slave's narrative : memory of Slavery and the Literary Imagination. United States. France. Francophone Carribean


  • Abstract

    This thesis proposes a two-fold examination of the literary writing of slavery in France and its former colonies, and in the United States, using both a diachronic and comparative approach. It also takes into account the perspective of the construction and transmission of the memory of transatlantic slavery. The diachronic dimension adopted in this work aims to enlighten on the contemporary writing of slavery. Indeed, several hundreds accounts of slaves– known as “slave narratives” – had been published in the United States, more rarely in England, as early as the 18th century, but there were no such narratives in the francophone world. This striking disparity turned out to be a case worth analyzing to find out about its causes, its origins and its consequences on both the memory and the writing of slavery. As a matter of fact, African American literature bears the direct influence of these testimonies. Identified as “neo-slave narratives”, African American novels dealing with slavery have been collected and analyzed by critics since the 1960's. The last part of this dissertation focuses on the Francophone Caribbean writing of slavery. It is examined in comparison with the African American production and the striking difference noted in the historic and discursive heritage of the slave narratives. This lack in the francophone critical field led us to prepare the ground for the analysis and the review of the contemporary Francophone Caribbean writing of slavery, and for a generic expression: francophone slave narratives.


  • Abstract

    Cette thèse se propose d'interroger l'écriture littéraire de l'esclavage dans une perspective diachronique et comparée entre la France et ses colonies et les États-Unis, et en regard de la construction de la mémoire de l'esclavage transatlantique et de sa transmission. La dimension diachronique vise à éclairer l'écriture contemporaine de l'esclavage, notamment à partir d'un constat initial : plusieurs centaines de témoignages d'esclaves – regroupés sous le terme générique "slave's narrative" – ont été publiés aux États-Unis, plus rarement en Angleterre, à partir du XVIIIe siècle ; aucun texte de ce type n'a été recensé dans la sphère francophone. Une disparité saisissante qui a semblé un signe fort à analyser, posant la question des causes ou de l'origine de cette disparité, mais aussi de ses conséquences sur la mémoire et surtout sur l'écriture de l'esclavage. En effet, la littérature africaine américaine est souvent présentée comme une héritière de ces témoignages. Sous la désignation de « neo-slave narratives », la critique américaine a même réuni et analysé nombre de romans africains-américains portant sur l'esclavage depuis la fin des années 60. Point d'aboutissement de ce travail, l'écriture caribéenne francophone de l'esclavage est ainsi appréhendée au regard de la production africaine-américaine et de sa différence notable quant à l'héritage mémoriel et discursif des slaves' narratives. Constatant leur absence dans le champ critique francophone, il s'agit également de proposer les premiers jalons d'un appareil critique et d'une analyse de l'écriture caribéenne francophone contemporaine de l'esclavage ainsi qu'une terminologie générique : récit d'esclave francophone.

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