La réception de la littérature russe par la presse française sous la Monarchie de juillet (1830-1848)

by Ekaterina Artioukh

Doctoral thesis in Littérature générale et comparée

defended on 02-10-2010

in Paris 3 and the jointly supervising institution Rossijskij institut kulʹturologii (Moscou) , under the authority of École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , in a partnership with Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris) (laboratoire) .

  • Alternative Title

    The reception of Russian literature by the French press of July Monarchy (1830-1848)


  • Abstract

    The present work suggests studying the reception of Russian literature in whole by the French press under the reign of Louis-Philippe. All political and cultural subject matter inherent in the process of familiarization and integration of so little known Russian literature develops in its complicated and accidental subtleties: relations between the two countries, Russian as a source language, translations, information networks, reflections of literary life. In apparently pacified Europe, in France there appears a new class of intellectuals that is interested in both « social matter » and literary works. Newspapers and reviews play an increasing role in cultural mediation and hold a power or a counter-power, which informs, judges and criticizes, and whose titles proclaim their aspirations well enough: L’Europe littéraire, Le Globe, Revue des Deux Mondes, Revue Indépendante and others. We can see that literary judgments are inseparable f! rom sociopolitical considerations. So the articles are followed from the existent category: a mixture of history, policy and literature. Writing about Russian literature during the 1830s-1840s, does it really mean to position yourselves towards Louis-Philippe and Nicholas the First ?


  • Abstract

    Le présent travail se propose d’étudier la réception de la littérature russe dans son ensemble par la presse française de l’époque de Louis-Philippe. On redécouvre dans ses subtilités complexes et hasardeuses toute la problématique politique et culturelle inhérente à l’acclimatation et l’implantation de la littérature russe, encore peu connue : relations entre deux pays, statut de la langue-source, traductions, réseaux d’information, reflets de la vie littéraire. Dans une Europe apparemment pacifiée, la France voit émerger une nouvelle classe d’intellectuels que la « question sociale » sollicite autant que les productions littéraires. Les journaux, les revues jouent un rôle accru de médiation culturelle et deviennent un pouvoir – ou un contrepouvoir – qui informe, juge et critique, dont les titres d’ailleurs proclament assez l’ambition : L’Europe littéraire, Le Globe, Revue des Deux Mondes, Revue Indépendante et d’autres encore. On verra comment les jugements littéraires ne peuvent s’abstraire des considérations sociopolitiques. Les articles journalistiques relèvent ainsi d’une catégorie toujours bien vivante : histoire, politique et littérature mêlées. Ecrire sur la littérature russe dans les années 1830-1840 n’est-ce pas aussi se situer par rapport à Louis-Philippe et Nicolas Ier ?


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