Philosophie allemande et destin juif : 1770 - 1850

by Andrée Lerousseau

Doctoral thesis in Philosophie

Under the supervision of Pierre Vaydat.

defended on 1997

in Lille 3 .

  • Alternative Title

    German philosophy and jewish destiny : 1770 - 1850

  • Abstract

    In the emancipation context of the european society, from the eve of the french revolution to the days following the 1848 revolution, the german progressive thinking, who claims to be the heiress of the reformation, prevents the integration of the jews in the modern society. By means of critics on the revelation and the religion, which clings to the social prejudice, the philosophy carries out the traditional christian antijudaism to the modern antisemitism, while ignoring the efforts of the jewish intelligentsia to make possible a dialogue where modernity could be inscribed. In a conspicuous simplistic approach of the jewish religion, this philosophy pretends rationalizing jew-hatred, bringing a scientifical-like guarantee. + judaism ;, the symbol of disfigurement and expression, for the non-jewish thinkers, of an exacerbated particularism, have to disappear in order for the humanity-redemption to happen. Far from being an epiphenomenon as it is often suggested, antisemitism is a true component of the philosophy of history and religion. Escaping any possible classification, it contaminates too the progress thought, and, from kant to young marx, there is no one philosopher who did not contribute to elaborate this + imaginary-jew ; accompanied by distorted scars. At the end, the exclusion of the jew is the reflexion of the aspiration of germany, becoming more and more assertive, to appear as the new + chosen-people ;, claiming to israel, on the grounds of the metahistory, the privilege of being the chosen-one.

  • Abstract

    Dans le contexte de l'emancipation de la societe bourgeoise europeenne, de la veille de la revolution francaise au lendemain de la revolution de 1848, la pensee progressiste allemande, qui se veut l'heritiere de la reforme, resiste a l'integration des juifs dans la societe moderne. Par le biais de la critique de la revelation et de la religion, sur laquelle vient se greffer le prejuge social, la philosophie, ignorant les efforts de l'intelligentsia juive pour nouer le dialogue ou s'inscrire dans la modernite, opere le passage de l'antijudaisme chretien traditionnel a l'antisemitisme moderne. Dans une lecture eminemment reductrice de la religion juive, elle procede a une rationalisation de la haine contre les juifs a laquelle elle apporte sa caution pseudo-scientifique. Symbole d'une defiguration, le + judaisme ;, expression, pour les penseurs non-juifs, d'un particularisme exacerbe, doit disparaitre afin qu'advienne la redemption de l'humanite. Loin d'etre un epiphenomene comme on l'affirme trop souvent, l'antisemitisme est partie integrante de la philosophie de l'histoire et de la religion. Echappant a toute categorisation, il contamine egalement la pensee du progres et, de kant au jeune marx, il n'est pas un philosophe qui ne contribue a l'elaboration de ce + juif imaginaire ; pare de tous les stigmates d'une denaturation. L'exclusion du juif reflete enfin le desir de plus en plus affirme de l'allemagne d'apparaitre comme le nouveau peuple elu, disputant a israel, sur le terrain de la metahistoire, le + privilege ; de l'election.

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  • Details : 1 vol., 471 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 181 ref.

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  • Library : Université de Lille. Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire de Sciences Humaines et Sociales.
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  • Odds : 50.377-1997-23
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