La "Gerbe" et le "Faisceau" ou le classicisme de Georges Sorel

by François Carré

Doctoral thesis in Science politique

Under the supervision of Hugues Portelli.

defended on 1986

in Paris 10 .


  • Abstract

    In a first place, may we explain that we have tried to emphasize all elements that differenciate, in classicism, the various modes (major: ABSOLUTE) and (minor: relatively prosaic) the spiritual movement of purity and the psycho-ethic constellation of the moderation that one can find in prudence and rationality as opposed to the logic of utopic reasoning. Secondly, must be taken into consideration: a/ the relashionship created in the net which gave birth to the creative thought. B/ The Judeo-Christian inheritance and the heritage of the Indo-European languages, to create a fact: i. E. The Occident being metaphysically “RIGHT” by nature the “LEFT” being untraceable. In connection with the above two trains of thoughts, G. Sorel may feel that he has been the intellectual amorce which through rural aspects, caused the explosion of the complicities: social and urban – psychological and political – which feed both right and left: those political parts being the main instruments of the Government while the truth archetypes of the rights as well as of the left should only be seen through the PASCAL’s train of thoughts, which raised the “Yeast Thought”, anarchist, permanently stammering, to which one must oppose the progressive and careful skepticism of the Cartesian posterity, which naturally comes to “LA PENSEE DU LEVIER” in the Occidental world, the ARCHE fights the GENESIS. The Hegemony of the sense of sight and spatial, architectural and juridic representation dominate the mystic perception by ears and creative vitality which gives preference to humility against the “duodenum” of cruelty and statistician biologism. Finally, all that represents “ORDER” and the “unalterable” aspect of its ethico-ethetism is what genuinely respect means as opposed to respectability to the organization and the everlasting rationality of its development. One must bear in mind archaisms being purely reconducted can only be a form of modernism which is bound to become obsolete. Georges SOREL has pointed out the fact that the necessity of aiming at technical progress in a rather tragic way: the confusion between two values. Our conclusion might be: A choice between ELEVATION… search of the ABSOLUTE… or an easier process: look for comfort and facility… The first aim is certainly more rewarding in the end!. . .


  • Abstract

    L’intitulé de la thèse « Le classicisme de Georges Sorel » que redouble en petits caractères la « Gerbe » et le « Faisceau », induit peut-être davantage une œuvre de philisophie politique, ce qui découvre immédiatement une forme de fidélité à l’enseignement de Sorel dont la première approche de Marx avait pour titre « L’ancienne et la nouvelle métaphysique ». Quels liens profonds rattachent l’auteur des Réflexions sur la violence au classicisme ? Le rapport entre la philosophie sorélienne – expression moins ambiguë que le « sorélisme » - et l’héritage de sentiments et d’idées sur lequel a longtemps vécu le monde occidental, tel est l’objet de cette étude. Le « classicisme de Sorel » renvoie moins au XVIIème siècle français qu’à l’Antiquité, aux grands siècles grecs, aux juristes romains établissant les bases d’une société civile, et à Jérusalem. Une telle filiation explique l’ampleur de l’inspiration juridique – Sorel a toujours dénoncé toute « éclipse du Droit » - et la puissance du rayonnement éthique – existe-t-il « un mécanisme capable de garantir le développement de la morale » ? – font du « sorélisme » l’archétype du contre-fascisme et du contre-marxisme dans sa double expression libérale et anarchiste, à travers la catégorie-maîtresse de la « ruralité », sur le rejet du romantisme de la totalité : « Le droit et l’éthique étant particulièrement bafoués par le fascisme, Marx n’ayant pas montré un empressement excessif à creuser ces deux domaines, on ne saurait parler d’un anti-fascisme et d’un anti-marxisme soréliens qui ne seraient que des prises de position tactiques et polémiques, mais d’une contradiction intrinsèque à partir d’un classicisme anti-moderniste », ce qui n’empêche nullement « le caractère général de certaines intuitions de Marx ». Cette méditation sur Sorel conduit à s’interroger sur la Droite et la Gauche, sur leurs stéréotypes et sur leurs archétypes, sur la postérité des cartésiens et le lignage des pascaliens, avant que ne s’imposent la pensée de la « Gerbe », jaillissement, évasement qui permettent à la vie de prendre son essor, et la pensée du « Faisceau » avec laquelle « on touche à une expression qui se ramasse pour faire front et résister ». Cette dernière semble la plus appropriée pour désigner le cadre de perception mental d’un « classicisme occidental » auquel le patrimoine commun des langues indo-européennes fournit le cadre linguistique adéquat.

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Informations

  • Details : 2 vol. (932 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.898-932.

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  • Odds : TH.MF.PARIS.DROIT.1986
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  • Odds : GM1601-1986-5
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