Thèse soutenue

Analyse de la réplication du génome humain par séquençage nanopore

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Victoria Rojat
Direction : Benoît Le TallecDiletta Ciardo
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génétique et génomique
Date : Soutenance le 21/03/2025
Etablissement(s) : Université Paris sciences et lettres
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Complexité du vivant (Paris ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de biologie de l'École normale supérieure (Paris ; 2010-....)
Equipe de recherche : Réplication des chromosomes eucaryotes (Paris ; 20..-....)
Établissement de préparation de la thèse : École normale supérieure (Paris ; 1985-....)
Jury : Président / Présidente : Olivier Espéli
Examinateurs / Examinatrices : Benoît Le Tallec, Diletta Ciardo, Olivier Espéli, Marie-Noëlle Prioleau, Eric Julien, Philippe Pasero, Nataliya Petryk
Rapporteurs / Rapporteuses : Marie-Noëlle Prioleau, Eric Julien
DOI : 10.70675/3831eaf1z034dz4d57zb4c9zd70bdbde4938

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Chez les eucaryotes, la réplication de l’ADN commence à partir de multiples origines activées en phase S. Chaque origine forme deux fourches de réplication divergentes qui synthétisent l'ADN. La localisation des origines dans le génome humain reste incertaine, et les facteurs qui régulent la progression des fourches sont eux aussi mal connus. Pour y remédier, notre laboratoire a développé FORK-seq, une méthode de cartographie de la réplication en molécule unique, à haut débit et à haute résolution basée sur la détection par séquençage nanopore d’un analogue de la thymidine, le bromodésoxyuridine (BrdU), incorporé pendant la réplication. FORK-seq a été utilisée avec succès chez la levure S. cerevisiae mais transposer cette approche chez l’Homme est un défi majeur car la taille du génome humain, 250 fois celle du génome de levure, décuple les coûts de séquençage et rend indispensable une stratégie d’enrichissement en signaux BrdU. J’ai donc conçu un protocole de marquage spécifique, le « multi-pulse », qui consiste à marquer les cellules avec des pulses successifs de BrdU pour démultiplier les signaux réplicatifs. En plus d’accroître le nombre de fourches détectées, le « multi-pulse » donne également accès à leur vitesse en divisant simplement la distance parcourue par une fourche par l’intervalle de temps séparant deux pulses. Les lectures nanopores les plus longues offrent même l’opportunité de suivre les fourches pendant plusieurs heures, et de voir le programme de réplication se dérouler sous nos yeux. Grâce à cette méthode, j’ai réalisé dans les cellules HCT116 la première carte réplicative du génome humain en molécule unique, positionnant plusieurs millions de fourches individuelles ainsi que des centaines de milliers d’évènements d’initiation et de terminaison. Deux pulses successifs de BrdU suffisant à estimer la vitesse des fourches de réplication, j’ai aussi mis au point le « double-pulse », ersatz simple et rapide du « multi-pulse » permettant de suivre la progression des fourches et de détecter leur ralentissement en présence de stress réplicatif.