La liberté de satire en matière religieuse : Etude historique et comparative des droits français, anglais, italien, espagnol et grec
| Auteur / Autrice : | Marco Berardi |
| Direction : | Caterina Severino, Marina Calamo Specchia |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences juridiques |
| Date : | Soutenance le 28/02/2025 |
| Etablissement(s) : | Toulon en cotutelle avec Università degli Studi di Bari Aldo Moro (Bari, Italie) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (Toulon ; 2008-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droits international, comparé et européen |
| Jury : | Président / Présidente : Blandine Chélini-Pont |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Andrea Morrone, Céline Lageot | |
| DOI : | 10.70675/5b25631cz4135z43d7zb23ez93d1dd092870 |
Résumé
L’expression satirique antireligieuse ou anticléricale constitue-t-elle l’objet d’une liberté reconnue par les démocraties européennes ? Les États permettent-ils aux satiristes de se moquer de la religion, de ses dogmes et de ses institutions ? À travers une analyse historique et comparative des droits français, anglais, italien, espagnol et grec, cette thèse a l’objectif de montrer dans quelle mesure ces pays reconnaissent ce que nous avons qualifié de « liberté de satire en matière religieuse ». Nous montrerons que cette liberté a été, tout d’abord, la marque d’une « exception française » née entre la Révolution de 1789 et la IIIe République. Ensuite, nous décrirons le processus d’affirmation « complexe » par lequel, durant l’arc constitutionnel contemporain, cette liberté a pu trouver des concrétisations aussi dans les autres droits nationaux, marquant ainsi leur rapprochement. Il s’agira aussi d’évaluer quel a été l’impact de la jurisprudence de la Cour EDH sur cette évolution des droits nationaux.