Thèse soutenue

Tenue au feu des scellements chimiques d'armatures dans le béton à la rupture par fendage

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Fatima Ben Mouhou
Direction : Dashnor HoxhaSébastien Rémond
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génie civil
Date : Soutenance le 10/01/2025
Etablissement(s) : Orléans
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Énergie, Matériaux, Sciences de la Terre et de l'Univers (Centre-Val de Loire ; 2012-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de mécanique Gabriel Lamé (Centre-Val de Loire ; 2018-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-François Caron
Examinateurs / Examinatrices : Yun Jia, Hélène Carré, Nicolas Pinoteau, Omar Al-Mansouri, Javad Eslami
Rapporteurs / Rapporteuses : Yun Jia, Hélène Carré
DOI : 10.70675/bec537b8zd1f4z49a6z9008zcf90e6249a38

Résumé

FR  |  
EN

Le scellement chimique des armatures rapportées est une technique très répandue dans la construction permettant d'assembler une structure secondaire à une structure principale en béton armé. Le principe de cette technique consiste à ancrer une armature en acier dans un trou foré dans un béton durci à l’aide d’un liant adhésif chimique (résine structurale ou mortier). Initialement, cette technique était utilisée pour corriger les erreurs de fabrication dans le béton préfabriqué, puis dans la rénovation et le renforcement des structures existantes. Aujourd’hui, les scellements chimiques d’armatures sont également utilisés dans l’extension des nouvelles constructions, répondant ainsi aux exigences architecturales élevées en offrant une plus grande flexibilité dans la planification et la conception des structures en béton. À température ambiante, les performances mécaniques des produits adhésifs permettent d’améliorer le comportement des armatures rapportées en offrant une résistance d’adhérence équivalente à supérieure à celles des armatures coulées dans le béton. Cela se traduit par de nombreux avantages d’une barre rapportée si on la compare à une barre coulée en place (longueur d’ancrage réduite, enrobage réduit, entraxe amélioré entre les barres avoisinantes et distance au bord réduite). En situation d’incendie, l’augmentation de la température a un effet d’une part sur les propriétés mécaniques de l’adhérence (gouvernée par la résine), et d’autre part sur les propriétés du béton à l’entourage de l’ancrage. Cela conduit à une compétition entre les deux modes de ruine : perte d’adhérence et fendage du béton. Dans la littérature, plusieurs recherches ont été menées pour étudier l’influence de l’augmentation de la température sur l’adhérence des armatures rapportées. Cependant, ces études se sont focalisées sur la dégradation des propriétés mécaniques de la résine avec l’augmentation de la température en se basant sur des essais d’arrachement confinés afin de qualifier la barre rapportée comme une barre coulée en place moyennant une augmentation de la longueur d’ancrage au feu. Les méthodes issues de ces études consistent à prédire la résistance d’adhérence des scellements d’armatures rapportées, installées avec des enrobages suffisants pour provoquer une ruine par adhérence (arrachement), ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, l’application des scellements chimiques dans les assemblages des éléments en béton implique parfois des enrobages relativement faibles. En outre, les fabricants ont récemment progressé dans le développement des produits adhésifs de moins en moins sensibles à la température. Dans ces cas, le mode de rupture par fendage peut devenir dimensionnant. Les travaux de cette thèse visent à développer une méthode de dimensionnement pour assurer la tenue au feu des scellements chimiques d’armatures dans le béton à la rupture par fendage.