Thèse soutenue

Lésions inflammatoires et vasculaires en transplantation pancréatique

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Auteur / Autrice : Christophe Masset
Direction : Jacques DantalJulien Branchereau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Immunologie
Date : Soutenance le 21/01/2025
Etablissement(s) : Nantes Université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Biologie-Santé (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Center for Research in Transplantation and Translational Immunology
Jury : Président / Présidente : Renaud Snanoudj
Examinateurs / Examinatrices : Lionel Badet, Diego Cantarovich, Julie Kerr-Conte, Pierre-Yves Benhamou
Rapporteurs / Rapporteuses : Renaud Snanoudj, Catherine Lemarié
DOI : 10.70675/2fa05f68za091z49b7zad81z2294a4f6dd7f

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La transplantation pancréatique est la meilleure option pour certains patients diabétiques, mais elle est souvent compliquée par une perte précoce du greffon due à une thrombose. Dans ce manuscrit, nous avons d’abord examiné les preuves reliant cette complication thrombotique à l’activation du système immunitaire, provoquée soit par l’état du donneur, soit par des lésions d’ischémie/reperfusion, introduisant ainsi le concept d’immunothrombose en transplantation pancréatique. Nous avons identifié des facteurs de risque méconnus, mettant en évidence le rôle délétère de l’hypertension chez les donneurs. Nous avons ensuite exploré in vitro les réponses des cellules endothéliales pancréatiques aux cytokines inflammatoires liées à l’ischémie/reperfusion et à l’état du donneur. Ces modèles expérimentaux montrent que les cellules endothéliales pancréatiques présentent un phénotype plus pro-inflammatoire et prothrombotique que les cellules endothéliales glomérulaires à l’état basal. De plus, leur réponse à des molécules comme l’IL1β et l’IL6 semble exacerbée, suggérant un intérêt potentiel pour des thérapies ciblées. D’autres molécules présentes chez le donneur, comme la MMP-9, pourraient également activer l’endothélium. Par ailleurs, l’analyse des auto-anticorps anti-AT1R dans le sérum des receveurs révèle que leur présence au moment de la transplantation est significativement associée à un risque accru de thrombose et de rejet. Enfin, nous avons posé les bases d’un score prédictif composite pour la perte des greffons pancréatiques, intégrant à la fois des paramètres cliniques et des biomarqueurs issus du sérum des receveurs au moment de la transplantation.