Analyse numérique de l'interaction entre une chambre de combustion rotative à détonation et une turbine axiale
| Auteur / Autrice : | Gregory Uhl |
| Direction : | Marc Bellenoue, Thierry Poinsot, Saïd Taileb |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Énergétique, thermique, combustion |
| Date : | Soutenance le 11/03/2025 |
| Etablissement(s) : | Chasseneuil-du-Poitou, Ecole nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Sciences et ingénierie des matériaux, mécanique, énergétique (Poitiers ; 2018-2022) |
| Partenaire(s) de recherche : | Entreprise : Safran Aircraft Engines |
| Laboratoire : Institut Pprime / PPRIME | |
| Jury : | Président / Présidente : Pascale Domingo |
| Examinateurs / Examinatrices : Thomas Gaillard | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Abdellah Hadjadj, Simone Salvadori | |
| DOI : | 10.70675/4135305dzcf05z4f15z955azac0355347678 |
Résumé
Une chambre de combustion à détonation rotative (RDC), dans laquelle une ou plusieurs ondes de détonation tournent autour d’une chambre de combustion annulaire, peut constituer une technologie de combustion alternative pour les turbines à gaz, avec des perspectives de réduction de la consommation de carburant et de réduction des émissions. Parmi de nombreux défis, l’interaction potentiellement négative des gaz d’échappement instationnaires et à haute enthalpie de la chambre de combustion avec la turbine axiale située en aval est un problème en grande partie non résolu. Pour faciliter ce couplage, l’installation d’un éjecteur entre le RDC et la turbine axiale est une option. Dans le travail actuel, trois configurations d’éjecteurs sont étudiées à l’aide d’une simulation aux grandes échelles (LES), de simulations Reynolds-Averaged Navier-Stokes (RANS) et d’une modélisation 1D, et le potentiel d’intégration avec un RDC est évalué. L’analyse a révélé que la physique interne et les exigences de conception sont considérablement différents entre un éjecteur conventionnel et un éjecteur intégré avec un RDC. L’étude a montré que l’intégration d’un éjecteur avec un RDC rend les gaz d’échappement plus admissibles à l’entrée de la turbine en réduisant les fluctuations, la vitesse moyenne et la température moyenne. Néanmoins, la présence de l’éjecteur dans le cycle thermodynamique entraîne des pénalités de performances, par rapport à un cycle de référence sans présence d’éjecteur. Le rapport d’entraînement a été déterminé comme un paramètre contrôlant à la fois les caractéristiques d’amortissement et les performances globales du cycle : de petites valeurs permettent une efficacité de cycle élevée mais un faible amortissement (et vice versa). Une analyse détaillée de la génération d’entropie locale dans l’éjecteur a montré que dans des conditions représentatives du RDC, les pertes thermiques présentent la contribution la plus élevée, suivies par les pertes par dissipation visqueuse. La majorité des pertes se sont concentrées dans la couche de cisaillement entre les gaz d’échappement RDC et le flux secondaire entraîné. Sur la base d’une étude de conception utilisant RANS, certaines lignes directrices de conception pourraient être établis pour un éjecteur annulaire couplé à un RDC. Les travaux ont montré qu’un passage d’écoulement secondaire minimal et une chambre de mélange à section constante relativement longue sont bénéfiques. En outre, il a été affirmé que les modélisations 1D et RANS sont utiles dans la conception préliminaire, mais qu’une approche instationnaire telle que LES est nécessaire par la suite pour capturer la physique essentielle de l’écoulement.