Effets des choix de gestion individuels et collectifs sur la viabilité et l’adaptabilité lors de la diversification des activités à la ferme
| Auteur / Autrice : | Alice De lapparent |
| Direction : | Rodolphe Sabatier, Sophie Martin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences agronomiques |
| Date : | Soutenance le 12/02/2025 |
| Etablissement(s) : | Avignon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences et agrosciences (Avignon) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Sciences pour l'Action et le Développement. Écodéveloppement (Avignon) |
| Jury : | Président / Présidente : Jacques-Eric Bergez |
| Examinateurs / Examinatrices : Georges Zaccour, Antoine Cornuéjols | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques-Eric Bergez, Lauriane Mouysset | |
| DOI : | 10.70675/13277ed0z7c11z4be7z93f5z9b826b2703e9 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
La diversification des activités des exploitations agricoles, par l’intégration d’ateliers agricoles ou touristiques, représente un changement d’organisation majeur, avec des investissements importants et des conséquences sur un temps long. Elle augmente la complexité des processus en jeu et diminue la lisibilité des conséquences des choix de gestion réalisés. L’adoption d’une organisation en collectif permet de partager la charge de travail et les compétences requises pour les différentes activités, mais crée de nouveaux enjeux de coordination entre les différents gestionnaires. Afin d’apporter un soutien aux démarches de diversification, cette thèse mobilise des méthodes de modélisation dynamique à l’échelle de la ferme, pour étudier de quelles façons et à quelles conditions un fonctionnement viable peut être atteint. Outre ce premier objectif, cette thèse a aussi un objectif de développement de méthodes de modélisation, en particulier mobilisant le cadre mathématique de la Théorie de la Viabilité. Un premier modèle de Viabilité représentant la transition d’une exploitation maraîchère en verger-maraîcher a permis de souligner un compromis entre le temps de travail et les résultats économiques, et de différencier des stratégies de plantation des fruitiers précoce ou plus tardive. Les trois modèles développés ensuite représentent une installation en collectif avec une diversité d’ateliers relevant de l’agritourisme, introduisant ainsi une forme d’incertitude à travers l’interaction entre les gestionnaires des différentes activités. Un modèle qualitatif utilisant l’approche EDEN (Ecological Discrete-Event Networks) a notamment permis de mettre en évidence des phénomènes d’irréversibilités dans l’évolution du projet. Enfin, nous avons développé une méthode de calcul de noyaux de viabilité dans un contexte multi-agents, testée dans un premier temps sur un modèle représentant un système composé uniquement d’une activité maraîchère et d’un restaurant. Dans un second temps, l’utilisation d’algorithmes d’exploration puissants en grande dimension, avec une approche d’évolution artificielle, nous a permis de trouver des configurations valides dans un modèle intégrant davantage de variables et d’activités. L’ensemble de ces modèles illustre que la diversification des activités amène à faire des compromis entre les différentes activités, qu’il s’agisse de gérer l’allocation du travail et des efforts, la répartition économique ou encore la temporalité d’installation du nouvel atelier. Par ailleurs, établir des règles de fonctionnement à base d’engagements entre les gestionnaires peut être une façon de simplifier la coordination et de garantir la viabilité de l’ensemble, même si cela limite les possibilités de chaque agent.