Thèse soutenue

Imagerie par résonance magnétique et mutations génomiques dans le gliome infiltrant du tronc cérébral : méthodes d'apprentissage automatique pour une analyse de données détaillée

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Auteur / Autrice : Fahad Khalid
Direction : Frédérique Frouin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique et imagerie médicale
Date : Soutenance le 30/01/2024
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Electrical, optical, bio : physics and engineering (Orsay, Essonne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'imagerie translationnelle en oncologie (Orsay, Essonne ; 2020-2025)
Référent : Université Paris-Saclay. Faculté des sciences d’Orsay (Essonne ; 2020-....)
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Sciences de l’ingénierie et des systèmes (2020-….)
Jury : Président / Présidente : Claude Comtat
Examinateurs / Examinatrices : Daniel Racoceanu, Oscar Dario Acosta-Tamayo, Alain Lalande, Diana Mateus
Rapporteurs / Rapporteuses : Daniel Racoceanu, Oscar Dario Acosta-Tamayo
DOI : 10.70675/58330b46zbb0az4321z81c4zb20e659e011f

Résumé

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Le diagnostic du gliome infiltrant du tronc cérébral (GITC) chez les enfants est l'un des plus éprouvants en oncologie pédiatrique. Malgré de nombreux essais cliniques explorant divers traitements, le pronostic reste sombre, la plupart des patients succombant entre 9 et 11 mois après le diagnostic. Les mutations génétiques clé associées au GITC incluent H3K27M, ACVR1 et TP53. Chaque mutation a des caractéristiques distinctes, poussant les médecins à suggérer des thérapies personnalisées, soulignant l'importance d'une détection précise des mutations pour guider le traitement. Situées dans la région cruciale du tronc cérébral, les tumeurs GITC présentent des risques significatifs liés à la biopsie en raison de potentiels dommages neurologiques. L'IRM est une méthode indispensable pour le diagnostic de ces tumeurs, évaluant leur extension et permettant de mesurer l'évolution de la maladie au cours de la thérapie. Une prédiction des mutations, combinée à l'identification des patients survivant plus de deux ans, pourrait améliorer la thérapie proposée à ces patients. Dans ce contexte, la radiomique transforme les images en vastes sources de données, extrayant des caractéristiques comme la forme et la texture pour aider à la prise de décision. L'objectif de cette thèse est de prédire les principales mutations génétiques et d'identifier les survivants à long terme, en mettant l'accent sur la normalisation des images et l'applicabilité des modèles radiomiques. Notre étude a utilisé une base de données rétrospective de l'Institut Gustave Roussy, comprenant les données IRM de 80 patients et leurs données cliniques respectives. Les données d'IRM ont mis en évidence des problèmes pour les études radiomiques, tels que l'inhomogénéité du champ de biais et l'effet ''scanner''. Pour répondre à ces défis, un pipeline de normalisation d'images IRM a été mis en place, et les caractéristiques radiomiques ont été harmonisées par la méthode ComBat. Pour faire face au problème de modalités manquantes dans l'ensemble de données, une stratégie multi-modèles a été employée, conduisant à 16 modèles distincts reposant sur diverses combinaisons de caractéristiques radiomiques et cliniques. Cette approche a ensuite été rationalisée en une méthode multimodale, réduisant le nombre de modèles à cinq, après une phase de sélection de caractéristiques indépendantes. Les résultats de l'approche multimodale se sont avérés être prometteurs. Cette stratégie multimodale a été essentielle pour identifier les patients survivant plus de deux ans et a été complétée par l'approche ICARE pour une analyse de survie détaillée.