Le droit des minorités au Proche-Orient : entre succession d'Etats et intégration dans l'Etat
| Auteur / Autrice : | Yalda Chéhadé Sacre |
| Direction : | Hiam Mouannès |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Soutenance le 26/06/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Toulouse Capitole |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit et Science Politique (Toulouse) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Institut Maurice Hauriou (Toulouse) |
| DOI : | 10.70675/5d17156fz3b3az48eaz9ca2zd88fbf1ef832 |
Mots clés
Résumé
Les minorités religieuses, linguistiques, ethniques et nationales aspirent à former des États indépendants, ce qui engendre des aspirations séparatistes susceptibles de mettre en péril l'unité des États où ils résident. Avec les évolutions politiques, démographiques et potentiellement géographiques au Proche-Orient, les minorités se sont trouvées au sein des conflits, voire à leur origine. Il est donc nécessaire de se poser la question de savoir s'il convient d’encourager les velléités indépendantistes ou au contraire, de les réprimer au profit de l'État. Dans ce contexte, quelles solutions alternatives pourraient être envisagées pour protéger ces minorités et garantir leur intégration dans leurs États ? La thèse défend l'intégration des minorités au sein d'un État face au risque potentiel d’application du droit à l’autodétermination. Elle se penche d’abord sur les modalités de transposition aux minorités de ce droit à l’autodétermination et étudie son applicabilité avant de mettre en lumière ses risques. Afin d’éviter les risques liés à la succession d’Etats la thèse explore les moyens de préserver l'intégrité et l'unité de l'Etat. Ces moyens se reflètent à travers l’octroi aux minorités de droits au sein de l'Etat ainsi que l'établissement d'une structure étatique adaptée à la protection des minorités en mettant l’accent sur un fédéralisme atypique associé à un système gouvernemental consociatif.