Thèse soutenue

Impact des pratiques agricoles sur le bilan radiatif et la température de brillance du maïs à fine échelle par modélisation physique 3D

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Paul Boitard
Direction : Jean-Philippe Gastellu-EtchegorryBenoit Coudert
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Surfaces et interfaces continentales, Hydrologie
Date : Soutenance le 29/05/2024
Etablissement(s) : Université de Toulouse (2023-2025)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l’univers, de l’environnement et de l’espace (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'études spatiales de la biosphère (Toulouse ; 2001-....)
Etablissement de délivrance conjointe : Université Toulouse 3 Paul Sabatier (1969-2024)
Jury : Président / Présidente : Lionel Jarlan
Examinateurs / Examinatrices : Jérôme Demarty, Mark Irvine
Rapporteurs / Rapporteuses : Agnès Bégué, Stéphane Jacquemoud
DOI : 10.70675/cccad01czf948z4022zbd60z41aca5037c0d

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

Quantifier le bilan radiatif (BR) et la température de brillance (TB) du maïs, la céréale la plus produite au monde, est crucial pour gérer sa culture dans un contexte de réchauffement climatique. Son microclimat, comprenant la température, l'eau et les flux d'énergie, dépend des pratiques de gestion des cultures. Il est donc primordial d'évalué les impacts de ces pratiques sur le BR et la TB à l'échelle parcellaire. Pour comparer l'influence des pratiques agroécologiques (AE) et de l'agriculture conventionnelle (CA) sur le BR et la TB du maïs, il faut utiliser la modélisation avec des modèles de transfert radiatif (MTR) 3D et les observations par télédétection (RS). La question de l'apport des pratiques agroécologiques sur le bilan radiatif, thermique et hydrologique sur des couverts agricoles par rapport aux pratiques conventionnelles constituent un enjeu stratégique majeur Nous avons étudié deux champs de maïs voisins dans le sud-ouest de la France, respectivement avec des pratiques AE et CA. Nous avons choisi le MTR DART qui est considéré comme un des meilleurs au monde et nous nous somme appuyer sur des données in situ et en télédétection drone et satellite. J'ai tout d'abord créé des modèles 3D réalistes des champs CA et AE et je les ai validés avec une nouvelle méthode basée sur DART et les réflectances et indices de végétation acquis en juillet 2019 par drone et par le satellite Sentinel 2 (S2). J'ai ensuite simulé des séries temporelles de rayonnement actif photosynthétiquement absorbé (APAR) pour les plantes (APARplante) et le sol (APARsol) avec DART. En moyenne pour la journée APARplante était plus élevé de 21,5 W/m2 dans le champ AE et APARsol était plus élevé de 20,1 W/m2 dans le champ CA. Afin de comprendre d'où venait ces différences j'ai effectué une étude de sensibilité sur les différents paramètres géométriques et optiques (OP) entre les deux champs afin de quantifier leurs impacts respectifs. Les OP du sol causent ≈ 45 % des différences dans APARplante et APARsol. Cela souligne le rôle important de l'OPsol associées aux pratiques AE qui est responsable à lui seul de presque la moitié des différences de BR. Parce qu'il intègre les effets non linéaires de tous ces paramètres, l'indice de surface foliaire (LAI) représente ≈ 40 % de la différence dans APARplante et APARsol. La sensibilité de APAR à LAI est deux fois plus faible dans le champ AE que dans le champ CA. Les résultats ont montré que les différences de APAR entre les champs AE et CA peuvent être encore plus importantes avec d'autres orientations de rangs de maïs. Les résultats ont souligné également le rôle du modèle de champ sur le APAR simulé en comparant J'ai également créé des maquettes DART dans le domaine thermique afin d'étudié la température de brillance. Ces maquettes ont été calibré grâce à une nouvelle méthode basé sur des comparaison statistique entre TB UAV/DART. Ces maquettes en accord avec les résultats des données qui donne une différence de 2K en faveur du champ AE sur le champ CA. J'ai ensuite étudié les facteurs géométriques afin de mesurer leur impact sur la TB basé sur l'illumination. Les résultats montrent qu'avec cette méthode de distribution de la TB, la différence de LAI dans les gammes des 2 champs (environ 3.2) et la rotation des plants de maïs n'ont quasiment pas d'impact. En revanche la forme des plantes et surtout la géométrie du champ ont un impact très net notamment sur la TB sol (4K) en faveur de CA. Ce travail ouvre des perspectives intéressantes pour l'avenir notamment avec l'arrivé de modèle capable de simuler le bilan d'énergie, qui permettra de simuler des processus non pris en compte dans DART comme l'évapotranspiration ou l'humidité. Cela permettra de quantifier l'effet de chaque paramètre dans l'interface sol végétation atmosphère pour montrer les différences liées aux pratiques agricoles sur la TB.