Thèse soutenue

Mise en œuvre d’un crible génétique en vue de l’identification de résistance aux virus de la jaunisse modérée de la betterave sucrière

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Auteur / Autrice : Heemee Devi Bunwaree
Direction : David GilmerVéronique Ziegler-Graff
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Aspects moléculaire et cellulaires de la biologie
Date : Soutenance le 24/10/2024
Etablissement(s) : Strasbourg
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des Sciences de la vie et de la santé (Strasbourg ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de biologie moléculaire des plantes (Strasbourg)
Jury : Président / Présidente : Claude Bragard
Examinateurs / Examinatrices : Guillaume Saubeau, Corinne Schmitt-Keichinger
Rapporteurs / Rapporteuses : Claude Bragard, Sylvie German-Retana
DOI : 10.70675/927bcc1fzb4d8z476bz87d5ze267d414e359

Résumé

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Depuis l'interdiction des néonicotinoïdes dans l'Union Européenne, la production de betteraves sucrières est fortement menacée par des épidémies de jaunisses virales. Ces maladies sont causées par un complexe de plusieurs virus transmis par les pucerons. Parmi eux, les polérovirus, responsables de jaunisses modérées, tels que le beet mild yellowing virus (BMYV) et le beet chlorosis virus (BChV), sont particulièrement répandus. Afin d’améliorer le criblage des variétés de betteraves sucrières résistantes ou tolérantes aux jaunisses virales, nous avons mis au point un virus recombinant provoquant des symptômes visibles permettant de distinguer facilement et sans autre technologie les plantes infectées des plantes saines. Il s’agit d’un clone de BMYV capable d'induire l'extinction d'un gène endogène via le phénomène de virus induced gene silencing (VIGS) dont l’infection se manifeste par l'apparition accélérée de jaunisses au niveau des nervures des feuilles des betteraves, dès dix jours après l'agroinoculation. Les analyses moléculaires ont révélé que le virus recombinant présente un pouvoir infectieux comparable à celui du virus sauvage, et que l'insertion génétique est stable dans la descendance virale pendant au moins cinq mois après infiltration. Nos résultats ont également montré que le pourcentage de plantes présentant des symptômes de VIGS est représentatif du taux d'infection pour chaque lignée de betteraves testée. L'utilisation de cet outil nous a permis d'identifier visuellement au sein de quarante-deux lignées de betteraves sucrières, une lignée potentiellement résistante au BMYV ainsi que trois lignées partiellement résistantes. De telles lignées représentent des candidats potentiels intéressants pour les programmes de sélection. Ainsi, ce travail valide l'utilisation d'un polérovirus comme vecteur de VIGS, adapté à la betterave sucrière, permettant des criblages visuels et robustes à grande échelle pour l'identification de gènes de résistance ou pour des études fonctionnelles.