Thèse soutenue

La clinique de l'enfant. De Pinel à Lacan

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Auteur / Autrice : Mathieu Siriot
Direction : Michel Grollier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 16/12/2024
Etablissement(s) : Rennes 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Éducation, langages, interactions, cognition, clinique, expertise (Rennes ; 2022-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Recherches en Psychopathologie et Psychanalyse / RPpsy
Jury : Président / Présidente : Sébastien Ponnou
Examinateurs / Examinatrices : Laetitia Jodeau-Belle
Rapporteurs / Rapporteuses : Sébastien Ponnou, Clotilde Leguil
DOI : 10.70675/e7c149a5zbfabz4f25zb6c2z27da3917d0c6

Résumé

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Actuellement, le terme de déficit est aux commandes de la dépathologisation et de la dépsychiatrisation de l’enfant et de l’adolescent. Les institutions dites médico-sociales, qui en font le maître-mot de leur accompagnement, prennent le pas sur les services de pédopsychiatrie. Cette bascule dans le social de la pathologie de l’enfant se retrouve au sein des manuels de diagnostic et statistique des troubles mentaux (DSM). Les grandes structures cliniques (schizophrénie, psychose et autisme infantiles) ont été effacées au profit d’une conception déficitaire des capacités intellectuelles et adaptatives de l’enfant, désormais nommés : troubles neurodéveloppementaux. Or, cette généralisation du déficit n’est qu’un retour en arrière, c’est-à-dire au début du XIXe siècle – où la pédopsychiatrie a vu le jour avec la catégorie des idiots. Les méthodes éducativo-comportementales et neuroscientifiques, prônées aujourd’hui, sont peu ou prou identiques à ce qui se faisait il y a deux cents ans. Aucune nouveauté, originalité, dans ces approches, qui œuvrent à un rejet du savoir pédopsychiatrique et psychanalytique. A contrario, la psychanalyse, freudienne puis lacanienne, a toujours produit un savoir nouveau sur l’enfant et ses symptômes, en prenant en compte l’esprit du temps et les discours en vigueur. Lacan avait anticipé dès les années soixante-dix cette décadence de la clinique et cette généralisation du déficit. Son dernier enseignement permet aujourd’hui, comme nulle autre pratique, de s’orienter et de faire valoir le plus singulier d’un sujet.