Architectures multi-échelles de type encοdeur-décοdeur pοur la stéréοphοtοmétrie
| Auteur / Autrice : | Clément Hardy |
| Direction : | David Tschumperlé |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance le 18/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Normandie |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale mathématiques, information et ingénierie des systèmes (Caen) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Groupe de recherche en informatique, image, automatique et instrumentation de Caen (1995-....) |
| Établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie (1971-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Julie Digne |
| Examinateurs / Examinatrices : Julie Digne, Andrés Almansa, Jean-Denis Durou, Benjamin Bringier, Yvain Quéau | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Andrés Almansa, Jean-Denis Durou | |
| DOI : | 10.70675/d3ae3e52z2d09z4310z9d9dz728815c616c4 |
Résumé
La stéréophotométrie est une technique de reconstruction 3D de la surface d'un objet. De plus en plus de recherches s'intéressent à ce problème qui se veut prometteur dans le monde industriel. En effet, la stéréophotométrie peut être utilisée pour détecter les défauts d'usinage de pièces mécaniques ou pour de la reconnaissance faciale par exemple. Cette thèse explore les méthodes d'apprentissage profond pour la stéréophotométrie, notamment les différents aspects liés aux bases de données d'entraînement et aux architectures considérées.De manière générale, la sur-paramétrisation d'un réseau de neurones est souvent suffisante pour supporter la diversité des problèmes rencontrés. La base de données d'entraînement est alors considérée comme le point clé permettant de conditionner le réseau au problème traité. Par conséquent, pour répondre à ce besoin, nous proposons une nouvelle base de données d'entraînement synthétique. Cette base de données considère une très grande variété de géométries, de textures, de directions ou conditions lumineuses mais également d'environnements, permettant donc de générer un nombre de situation quasiment infini.Le second point décisif d'une bonne reconstruction concerne le choix de l'architecture. L'architecture d'un réseau doit assurer une bonne capacité de généralisation sur de nouvelles données pour générer de très bons résultats sur des données inédites. Et ce, quelle que soit l'application. En particulier, pour la stéréophotométrie, l'enjeu est d'être capable de reconstruire des images très haute résolution afin de ne pas perdre de détails. Nous proposons alors une architecture multi-échelles de type encodeur-décodeur afin de répondre à ce problème.Dans un premier temps, nous proposons une architecture fondée sur les réseaux convolutionnels pour répondre au problème de stéréophotométrie calibrée, i.e. quand la direction lumineuse est connue. Dans un second temps, nous proposons une version fondé sur les Transformers afin de répondre au problème de stéréophotométrie universelle. C'est-à-dire que nous sommes en capacité de gérer n'importe quel environnement, direction lumineuse, etc., sans aucune information préalable. Finalement, pour améliorer les reconstructions sur des matériaux difficiles (translucides ou brillants par exemple), nous proposons une nouvelle approche que nous appelons ``faiblement calibrée'' pour la stéréophotométrie. Dans ce contexte, nous n'avons qu'une connaissance approximative de la direction d'éclairage.L'ensemble des pistes que nous avons explorées ont conduit à des résultats convaincants, à la fois quantitatifs et visuels sur l'ensemble des bases de données de l'état-de-l'art. En effet, nous avons pu observer une amélioration notable de la précision de reconstruction des cartes de normales, contribuant ainsi à avancer l'état de l'art dans ce domaine.