L’Égypte et le monde égéen (XVIIIe-mil. XIVe s. av. n. è.) : des lamentations d’Ipouour à la chute de Cnossos.
| Auteur / Autrice : | Louis Dautais |
| Direction : | Marc Gabolde, Charlotte Langohr |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Égyptologie |
| Date : | Soutenance le 19/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 en cotutelle avec Université catholique de Louvain (1970-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Archéologie des sociétés méditerranéennes (Montpellier) |
| Jury : | Président / Présidente : Laurent Bavay |
| Examinateurs / Examinatrices : Irmgard Hein, Claire Somaglino | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Julien Zurbach | |
| DOI : | 10.70675/9d94d23dzf9e2z472dz98f8z689882dac4ea |
Mots clés
Résumé
Cette thèse de doctorat offre un réexamen global et diachronique des interactions entre l’Égypte pharaonique et le monde égéen protohistorique depuis le XVIIIe s. jusqu’au milieu du XIVe s. av. n. è. L’étude se scinde en deux parties. La première présente d’une part une analyse historiographique de la longue gestation des Egypto-Aegean studies, et d’autre part, une nouvelle charte de chronologie synchronisée absolue entre l’Égypte et le monde égéen. Cette dernière s’appuie sur un réexamen détaillé de l’ensemble des objets échangés entre les deux régions (aegyptiaca et protohellenica) et de leurs contextes associés. La seconde partie retrace l’histoire des rapports qui ont lié l’Égypte et l’Égée, étudiés par siècle ou par demi-siècle, pour mieux en entrevoir les nuances et les rythmes. Grâce à l’analyse conjointe d’une documentation textuelle, iconographique et archéologique renouvelée et mise à jour, il s’agit pour chaque phase de déterminer les modalités des échanges, les motivations et les mécanismes en action au sein des réseaux transméditerranéens, mais aussi d’identifier les lieux des rencontres, les acteurs impliqués et les routes empruntées au fil du temps. De cette manière, et en prenant en compte les cadres sociopolitiques égyptiens, crétois et grecs, de nouvelles interprétations historiques sont proposées. L’accent est aussi mis sur les modes de réception, les pratiques d’utilisation et les valeurs sociales des objets échangés. Variant les échelles de temps, passant de la synchronie à la diachronie, cette recherche se clôt sur une mise en évidence des dynamiques – entre continuités, ruptures, et évolutions – des relations égéo-égyptiennes.