Thèse soutenue

Bornes sur l’exposant d’erreur et schémas de codage pratiques pour le test d’hypothèse distribué

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Auteur / Autrice : Ismaila Salihou Adamou
Direction : Elsa Dupraz
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Télécommunication
Date : Soutenance le 09/12/2024
Etablissement(s) : Ecole nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne Pays de la Loire
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences pour l'ingénieur et le numérique
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Equipe CODES - Laboratoire en sciences et techniques de l'information, de la communication et de la connaissance (Brest ; 2012-....)
Jury : Président / Présidente : Philippe Mary
Examinateurs / Examinatrices : Elsa Dupraz, Maël Letreust, Jean-Marc Brossier, Michèle Wigger, Meryem Benammar
Rapporteurs / Rapporteuses : Maël Letreust, Jean-Marc Brossier
DOI : 10.70675/bf10f0d6z4a2bz460bzbfebz887691e006f6

Résumé

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Dans les réseaux de communication distribués, les données sont collectées, compressées, et transmises depuis des nœuds distants vers un serveur central pour un traitement ultérieur. Cependant, l’objectif du serveur n’est pas toujours de reconstruire les données originales, mais plutôt de prendre des décisions à partir des données codées reçues. Dans ce contexte, le Test d’Hypothèses Distribué se concentre sur le cas particulier de deux sources et vise à effectuer une prise de décision directement à partir des données compressées, sans passer par une reconstruction préalable. Comme dans le test d’hypothèses classique, deux types d’erreurs sont pris en compte pour évaluer les performances : l’erreur de Type I (fausse alarme) et l’erreur de Type II (décision manquée). Le Test d’Hypothèses Distribué prend en compte une contrainte de débit sur le lien de communication, et l’objectif est de concevoir un schéma de codage afin de maximiser la décroissance exponentielle, appelée exposant d’erreur, de la probabilité d’erreur de Type II, tout en maintenant la probabilité d’erreur de Type I en dessous d’un seuil spécifié. Dans la littérature, ce cadre a principalement été étudié sous un angle théorique de l’information, et la plupart des travaux existants analysent les performances des schémas du Test d’Hypothèses Distribué en supposant des sources indépendantes et identiquement distribuées (i.i.d.).Dans la première partie de cette thèse, nous abordons un modèle plus réaliste et général de sources non-i.i.d. Ce modèle englobe des sources non stationnaires et non ergodiques, reflétant mieux les scénarios réels par rapport au cas i.i.d. Nous dérivons des bornes génériques sur l’exposant d’erreur pour le Test d’Hypothèses Distribué à l’aide d’outils du spectre de l’information pour ce modèle général de sources. Nous montrons la cohérence de ces bornes avec le cas i.i.d. et les caractérisons plus précisément pour deux modèles spécifiques de sources : les sources gaussiennes non-i.i.d., et les sources de type Gilbert-Elliot. De plus, l’étude du Test d’Hypothèses Distribué ne se limite pas à l’analyse des limites théoriques de l’information, mais inclut aussi le développement de schémas de codage pratiques pour ce cadre. Ainsi, dans la deuxième partie de cette thèse, nous développons et implémentons des schémas de codage pratiques de courte longueur, spécialement conçus pour le Test d’Hypothèses Distribué, qui n’avaient pas encore été étudiés dans la littérature. Ces schémas de codage sont basés sur des codes linéaires en blocs et visent des longueurs très courtes, appropriées pour le Test d’Hypothèses Distribué (moins de 100 bits). En outre, nous fournissons des expressions analytiques exactes pour les probabilités d’erreurs de Type I et Type II pour chaque schéma de codage proposé, offrant ainsi des outils utiles pour la conception optimale future de codes DHT. Le travail réalisé dans cette thèse pourrait servir de base à l’investigation théorique et pratique de schémas de codage dédiés à des tâches d’apprentissage plus complexes, telles que la classification.