Thèse soutenue

La Corse des antimodernes. Une critique des Lumières et de la Révolution depuis la littérature française sur la Corse (XVIIIe – XXe siècle).

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Auteur / Autrice : Kevin Petroni
Direction : Eugène F.-X. GherardiSophie Basch
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Cultures et langues régionales
Date : Soutenance le 07/11/2024
Etablissement(s) : Corte
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Environnement et sociéte (Corte ; 2000-....)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Ur Apalategui, Dominique Combe, Emmanuelle Loyer, Denis Pernot, Didier Rey, Dumenica Verdoni
Rapporteurs / Rapporteuses : Ur Apalategui, Dominique Combe
DOI : 10.70675/ae39169bz4e70z496fz8661zfffa3cb0c18d

Mots clés

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Résumé

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Comment la Corse s’est imposée dans la littérature française comme le lieu propice à une critique des Lumières et de la Révolution ? Tandis que la Révolution française consacre l’État comme la structure par laquelle l’individu parvient à s’arracher des tutelles religieuse, politique et familiale, les adversaires de cet idéal trouvent en Corse à la fois un abri contre la modernité et le repère du monde nouveau incarné par un homme, Napoléon, qui a insufflé au monde « le mal insulaire de l’âme », soit l’esprit d’émancipation.Nous avons souhaité structurer cette idée en trois moments :1. Le moment révolutionnaire. Des Lumières corses à la Révolution française, il s’agissait d’analyser la façon dont les Corses voient leur révolution être progressivement reléguée en modèle contre-révolutionnaire.2. Le moment conservateur. Incapables de mettre un terme à la société post révolutionnaire, les auteurs conservateurs considèrent la modernité comme un moyen de corriger les coutumes funestes des Corses, la vendetta, tout en témoignant de leur inquiétude à l’idée de voir la langue, la culture et la société rurale disparaître en raison de la francisation.3. Le moment réactionnaire. Depuis la littérature contre-révolutionnaire jusqu’à la littérature de la Collaboration, il s’agit de questionner la façon dont les écrivains réactionnaires ont changé la représentation de l’île. D’abord considérée comme le domaine de l’anarchie qui a su imposer à la France sa sauvage tyrannie, la Corse s’impose comme le repère d’un peuple dont les traditions et les mœurs s’opposent au républicanisme.